Raffarin chez les juges

le 17 octobre 2006 à 17h59 , mis à jour le 19 octobre 2006 à 15h26

L'ex-Premier ministre a été entendu jeudi par les magistrats chargés de l'affaire Clearstream en qualité de témoin.

TF1/LCI : Jean-Pierre Raffarin, lors d'une réunion de son club de réflexion "Dialogue et initiatives"Jean-Pierre Raffarin, lors d'une réunion de son club de réflexion "Dialogue et initiatives" © TF1/LCI

Les juges chargés de l'affaire Clearstream multiplient les auditions. Lundi, ils ont entendu comme témoin l'ancien ministre des Affaires étrangères Michel Barnier. Mardi, c'était l'ex-directeur de cabinet de Dominique de Villepin lorsqu'il était ministre des Affaires étrangères, Pierre Vimont. Ce jeudi, c'est Jean-Pierre Raffarin qui s'est retrouvé dans le bureau des juges Jean-Marie d'Huy et Henri Pons. Ceux-ci ont probablement interrogé l'ex-Premier ministre et sénateur de la Vienne sur son degré de connaissance en 2003-2004 des éléments de l'affaire. Les faux listings Clearstream contenaient les noms de personnalités industrielles et politiques qui auraient prétendument touché de l'argent dans la vente de frégates à Taïwan en 1991. Apparaissait notamment le nom de Nicolas Sarkozy, partie civile dans le dossier.

Jean-Pierre Raffarin n'a pas souhaité faire de commentaires à sa sortie du cabinet des magistrats, indiquant simplement qu'il s'exprimerait ultérieurement. Son ex-conseiller en communication à Matignon, Dominique Ambiel, dont le nom apparaissait dans les listings truqués, avait déjà été entendu mi-septembre par les juges Jean-Marie d'Huy et Henri Pons.

Michèle Alliot-Marie : "J'ai toujours collaboré avec la justice"

Quant à Dominique de Villepin et Michèle Alliot-Marie, ils ont déjà tous deux affirmé vouloir être entendus "le plus vite possible". Le Conseil des ministres a donné mercredi son feu vert à l'audition de la ministre de la Défense. "Depuis le début, j'ai essayé d'aider au maximum les juges parce que je pense que c'est normal et je pense qu'il faut que nous voyions clair. Deuxièmement, parce qu'aussi quelqu'un qui m'est proche (son compagnon Patrick Ollier, ndlr) a été mis en cause et je veux savoir pourquoi, et s'il était visé si c'était moi aussi qui l'était", a ainsi déclaré mercredi la mainistre de la Défense à sa sortie du Conseil des ministres. "Il est important que la vérité soit faite et le plus rapidement possible".

Le directeur de cabinet de Michèle Alliot-Marie au ministère, Philippe Marland, avait déjà été entendu le 23 mai par les juges d'Huy et Pons. A la demande des juges d'instruction, Michèle Alliot-Marie a demandé la levée du "secret défense" sur des documents saisis lors des perquisitions. Le général Rondot a affirmé avoir averti la ministre de la Défense de cette affaire quand il avait "senti que c'était un montage". La ministre a toujours nié en avoir été informée avant la presse.

"Je suis soucieux d'apporter mon témoignage. Cela fait partie des exigences démocratiques et je souhaite pouvoir le faire le plus rapidement possible", a déclaré pour sa part mardi le Premier ministre en marge d'une visite dans un quartier sensible de Caen. Il a toutefois souligné n'avoir "reçu aucune demande" d'audition de la part des juges d'instruction en charge du dossier. "J'ai moi-même suffisamment souffert de calomnies et de mensonges dans ce dossier pour souhaiter que toute la transparence soit faite au plus vite et que toute la lumière soit faite", a-t-il conclu.

D'après agence

le 17 octobre 2006 à 17:59
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