Michel Tabachnik © TF1-LCIUn représentant de l'accusation si perplexe qu'il ne donne pas son avis : le fait est rare. L'avocat général Jean-Pierre Melendez n'a requis, mardi devant la cour d'appel de Grenoble, ni la condamnation ni la relaxe de Michel Tabachnick. Il laisse donc à la cour d'appel, qui a mis sa décision en délibéré au 20 décembre, le soin de décider seule de la culpabilité ou non du chef d'orchestre franco-suisse âgé de 61 ans poursuivi pour "association de malfaiteurs", après la "tuerie-suicide" de 16 membres de l'Ordre du temple solaire (OTS) dans le Vercors en 1995.
Le représentant de l'accusation a pourtant donné un réquisitoire de deux heures et demi, durant lesquelles il a souligné "la difficulté de s'approcher de la vérité de Michel Tabachnik, qui est un homme complexe, à la fois mondain et secret, tourné vers le mystère" et se consacrant principalement à l'histoire des religions et de l'ésotérisme. La défense a pour sa part demandé la relaxe car "les écrits de M. Tabachnik sont un galimatias ésotérique. Sanctionner les élucubrations de Michel Tabachnik, ce serait sanctionner un délit d'opinion". En première instance en 2001, Michel Tabachnik, accusé d'avoir placé, par ses écrits, les futures victimes "dans une dynamique mortifère", avait été relaxé par le tribunal correctionnel de Grenoble, faute de preuves, alors que 5 ans de prison avaient été requis.
Le 22 décembre 1995, dans une forêt du Vercors, les corps calcinés de 16 personnes avaient été découverts sur un bûcher, tuées par balles, et quatre armes retrouvées sur place. Trois enfants d'adeptes se trouvaient parmi les victimes, ainsi qu'Edith et Patrick Vuarnet, l'épouse et le fils cadet de l'ancien champion de ski, Jean Vuarnet.
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