La thèse du guet-apens "écartée" ?

le 02 octobre 2006 à 19h45 , mis à jour le 02 octobre 2006 à 19h51

De source proche de l'enquête, l'agression de deux CRS le 19 septembre dans la cité des Tarterêts n'aurait pas été préméditée.

TF1/LCI : Le capitaine Ludovic Aubriot, l'un des CRS victime d'un guet-apens dans le quartier sensible des TarterêtsLe capitaine Ludovic Aubriot, l'un des CRS victime d'un guet-apens dans le quartier sensible des Tarterêts © TF1/LCI

La thèse du guet-apens dans l'agression des deux CRS le 19 septembre dans la cité des Tarterêts à Corbeil-Essonnes a été "écartée", a-t-on appris lundi de source proche de l'enquête. "Dans l'état actuel de l'enquête, on peut difficilement accréditer la thèse du guet-apens", a précisé à l'AFP cette source, près de deux semaines après les faits. "Il n'y a pas eu d'appel au 17 (police secours)" pour attirer les policiers, comme cela arrive parfois dans les guet-apens, a-t-on notamment relevé.

D'après les derniers éléments de l'enquête, deux ou trois personnes ont caillassé le véhicule des CRS. La trentaine d'individus qui ont ensuite surgi et ont violemment agressé les deux policiers n'étaient pas dissimulés dans des fourrés mais jouaient au football sur un terrain situé à proximité.

Restes de pizza

L'hypothèse d'un guet-apens avait été notamment accréditée par la découverte de restes de pizza à proximité des lieux de l'agression, que les agresseurs étaient censés avoir consommées "en attendant les CRS". Mais les deux personnes identifiées grâce aux traces d'ADN prélevées sur un carton de pizza et sur une canette ont été mises hors de cause après leur interpellation.

Le lendemain des faits, le préfet de l'Essonne, Gérard Moisselin, avait dénoncé une agression "manifestement préméditée". Les deux CRS agressés avaient raconté être tombés dans un "guet-apens" et le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, avait repris ce terme. Devant la presse, le policier au visage très tuméfié avait relaté que lui et son collègue avaient "subi le jet de deux projectiles" puis avaient été immédiatement agressés par "une vingtaine d'individus sortis des fourrés" qui les avaient "roués de coups".

Le policier avait déclaré: "Par rapport à la brièveté et à la violence, je pense qu'il s'agissait d'une action concertée (de jeunes gens) qui s'attendaient à voir passer une voiture de police ou de pompiers ou d'un autre agent de l'Etat pour faire une action ciblée".

le 02 octobre 2006 à 19:45
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5 Commentaires

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  • Raphael, le 03/10/2006 à 12h12

    Pauvre France… rien à ajouter.

  • Albert, le 03/10/2006 à 08h58

    Et bientot ce sera une provocation policière ! je ne caricature meme pas !

  • Regis, le 03/10/2006 à 08h45

    Si c'est pas un get apens, c'est quoi? une partie de plaisir? vivement 2007,,,,

  • Brune, le 02/10/2006 à 20h10

    Le processus d'excuse est engagé: pour l'instant la thèse du guet-apens est écartée, de même la préméditation ;à quand la suite de l'absolution de ces pauvres malheureux ? Vite, une faute de procèdure..

  • JOJO, le 02/10/2006 à 20h08

    Sarko a encore parlé trop vite sans avoir les suites de l' enquete. mais ca n'excuse pas l'acte.mais pour un candidat il faudrait qu'il apprenne a se controler, c'est pour ca qu'il m'inquiete et que je prefere l'éviter

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