L'ancien international de rugby, Marc Cécillon © TF1/LCIUne semaine de procès, cinq heures de délibéré. A la majorité de huit voix, les magistrats professionnels et les jurés, cinq femmes et quatre hommes, ont retenu la préméditation, allant au-delà des requisitions de l'avocate générale. L'ancien international de rugby Marc Cécillon a été condamné vendredi à 20 ans de réclusion criminelle pour avoir tué son épouse en 2004.
A l'annonce du verdict, Angélique, sa fille aînée, qui avait demandé l'indulgence des jurés, a fondu en larmes. Sa soeur, assise à côté d'elle, a regardé ses pieds. Marc Cécillon est resté impassible, visiblement accablé.
L'ancienne gloire du rugby français, sélectionné 46 fois en équipe de France et désigné capitaine cinq fois en 1992-1993, était jugé pour avoir tué sa femme Chantal le 7 août 2004 à coups de revolver, devant une cinquantaine de 50 témoins, au cours d'une soirée à Saint-Vavin, dans l'Isère. L'avocate générale, Françoise Pavan-Dubois, avait jugé que la préméditation était caractérisée. A l'inverse, son avocat, Me Richard Zelmati, a insisté sur le caractère passionnel de son crime et l'état psychologique de l'accusé au moment des faits.
"Le premier puni, c'est moi"
L'ancien champion de rugby, aujourd'hui âgé de 47 ans, était resté muet pendant le réquisitoire et la plaidoirie, la tête rentrée dans les épaules, les yeux rivés au sol. Invité à s'exprimer une dernière fois au terme des plaidoiries, Marc Cécillon avait de nouveau demandé pardon à ses filles Angélique et Céline, qui sont parties civiles contre lui, à ses parents et à son épouse défunte. "J'accepterai la peine, j'espère que vous ferez le bon choix. Jamais je n'ai prémédité cet acte", avait-il dit aux jurés. "Je voulais demander pardon à ma femme qui m'a toujours soutenu durant ma carrière", avait-il ajouté. "Je sais que ça ne la fera pas revenir, mais le premier puni, c'est moi".
Plongé dans un alcoolisme profond après son retrait du rugby, Marc Cécillon était en proie à "un délire de jalousie passionnel", selon les experts, quand il a commis le crime. De nombreuses personnalités du monde du rugby ont témoigné à ce procès. Elles ont estimé que Marc Cécillon n'avait pas su s'adapter à la vie "normale" quand, en 2003, il avait mis fin à ses années de compétition en quittant le club de Bourgoin-Jallieu.
D'après agence
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