La publicité en 2005 de Marithé et François Girbaud parodiant la Cène de Vinci © TF1-LCI/DRL'affiche ne devrait pas reparaître dans les magazines, la campagne de pub étant celle de 2005, mais la décision de la juridiction suprême éclaire sur la question de fond. La Cour de cassation a estimé mardi que la publicité des créateurs de mode Marithé et François Girbaud, qui avait été interdite en 2005 car elle parodiait la Cène, ne constituait pas une injure aux catholiques comme l'avait décidé la cour d'appel de Paris en avril 2005. Car, estime la Cour de cassation, cette parodie n'avait "pas pour objectif d'outrager les fidèles de confession catholique, ni de les atteindre dans leur considération en raison de leur obédience".
L'association Croyance et Libertés, émanation du haut clergé catholique, avait porté l'affaire en justice, alors que la polémique montait sur cette publicité qui imitait la peinture de la Cène de Léonard de Vinci (1498) avec des mannequins habillés de vêtements de la marque, sur fond gris perle. Jésus était une femme et seul un homme était présent, torse nu dans les bras d'une femme. La justice avait alors reconnu que cette publicité constituait une injure aux sentiments religieux et à la foi des catholiques et causait donc un "trouble manifestement illicite nécessitant l'interdiction de la publicité".
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