Agnès Le Roux © DRJean-Maurice Agnelet "ne pouvait ignorer ce qu'il était advenu d'Agnès Le Roux et qu'elle ne reviendrait pas", a affirmé lundi devant la cour d'assises des Alpes-Maritimes Christian Noguera. Ce policier a mené l'enquête sur la disparition en 1977 de cette héritière d'un célèbre casino niçois de l'époque.
Il dit connaître le véritable assassin d'Agnès Le Roux
Cet ancien truand marseillais affirme connaître le véritable assassin d'Agnès Le Roux, l'héritière d'un casino de Nice tuée en 1977. Dans le Parisien de vendredi, il se dit prêt à témoigner devant la justice pour innocenter Jean-Maurice Agnelet.
Publié le 04/03/2011
L'enquêteur à la retraite a fait un récit des investigations accablant pour Jean-Maurice Agnelet, jugé depuis le 23 novembre pour l'assassinat de la jeune femme, disparue sans laisser de trace à l'âge de 29 ans dans des circonstances toujours mystérieuses. L'accusé "ne donnait aucune réponse nette ou cohérente, il tergiversait sans arrêt pour tenter de nous égarer", se souvient Christian Noguera. "Quels motifs avait-il pour mentir alors que le but était de retrouver Agnès Le Roux, à la fois sa maîtresse et sa cliente ?", s'interroge toujours le policier, alignant les découvertes qui ont forgé sa conviction sur la culpabilité d'Agnelet.
"Mentir, mentir, mentir"
Pour l'enquêteur, l'élément déterminant est la découverte, lors d'une perquisition au cabinet d'avocat d'Agnelet, d'une photocopie d'une note manuscrite dont l'original avait été laissé bien en évidence au domicile d'Agnès Le Roux et retrouvé par les enquêteurs. Les enquêteurs y avaient vu une mise en scène destinée à faire croire à un suicide. Il s'agissait en réalité d'une note rédigée par Agnès Le Roux lors d'une tentative de suicide le 6 octobre 1977, amputée de sa partie supérieure pour en faire disparaître la date.
"A l'instant (de la découverte de la photocopie, ndlr), Agnelet a chancelé, a pris appui sur son bureau, a blêmi et s'est mis à suer à grosses gouttes", explique Christian Noguera. "Il continue pourtant à nier, car c'est la preuve qu'il est l'auteur de la mise en scène, le seul à bénéficier de la disparition (d'Agnès) et à ne pas s'inquiéter de son silence", estime le policier. "Mentir, mentir, mentir", résume Christian Noguera qui, en 32 ans de police et d'auditions de braqueurs et d'assassins, assure n'avoir jamais vu un comportement comme celui d'Agnelet durant ses deux jours de garde à vue.
D'après agence
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