© AFP/T.CoexLe président de l'université de Grenoble-I, Yannick Vallée, mis en examen dans le cadre d'une information judiciaire ouverte pour proxénétisme par le parquet de Grasse, dans les Alpes-Maritimes, a indiqué dimanche qu'il contestait les faits qui lui sont reprochés.
"Je viens d'être mis en examen pour des faits que je conteste et qui me sont imputés par une femme avec laquelle j'ai eu dans le passé des relations, et qui n'a pas accepté que j'y mette un terme", a indiqué Yannick Vallée dans un communiqué. "Je m'étonne de constater que cette affaire strictement privée ait été révélée par la presse", a-t-il ajouté en précisant qu'il "(réservait) (s)es déclarations au juge d'instruction". Il a aussi confirmé qu'il démissionnait, "dans ces conditions", de sa fonction de président de l'Université Joseph Fourier de Grenoble.
Forcée à se prostituer
Yannick Vallée, 47 ans, ancien premier vice-président de la Conférence des présidents d'université (CPU) a été mis en examen en milieu de semaine pour "proxénétisme et abus de faiblesse" dans le cadre d'une information judiciaire ouverte par le parquet de Grasse, avait-on appris samedi de source proche de l'enquête, confirmant une information révélée le même jour par le quotidien Le Dauphiné Libéré. "Il a été placé sous contrôle judiciaire", selon le vice-procureur du tribunal de Grasse, Gwenaëlle Ledoigt.
Selon la source proche de l'enquête, l'information judiciaire confiée à la juge Catherine Bonnici a été ouverte à la suite d'une plainte déposée par une ancienne maîtresse de Yannick Vallée. D'après la plaignante, ce dernier l'aurait forcée à se prostituer pour lui, a ajouté la même source.
Ingénieur chimiste avant d'embrasser une carrière universitaire, Yannick Vallée s'était imposé durant la crise du CPE (contrat première embauche), au printemps dernier, comme l'un des principaux interlocuteurs du gouvernement et avait été très présent dans les médias.
Retour MYTF1
Chargement en cours...





