Image d'archives © TF1Le 10 mars 2003, Tania Parnisari, divorcée et mère de trois enfants, alerte la police. Sophia, sa fille de 7 ans n'est pas rentrée de l'école, selon elle. Le lendemain matin, le corps sans vie de la fillette est retrouvé dans un ruisseau, non loin du domicile de la mère. L'autopsie conclue à "une mort par asphyxie mécanique" survenue la veille.
La mère de Sophia est rapidement suspectée par les enquêteurs, ses explications incohérentes sont contredites par plusieurs témoignages. Elle se montre incapable de justifier son emploi du temps les heures précédant la disparition de sa fille. Le 19 mars 2003, la jeune femme est mise en examen pour "homicide volontaire sur mineure de 15 ans". Placée en détention provisoire depuis cette date, elle ne cesse de clamer son innocence. Aujourd'hui âgée de 32 ans, la mère de Sophia est jugée depuis lundi pour le meurtre de sa fille. Son procès s'est ouvert devant la cour d'assises du Haut-Rhin à Colmar.
Les experts psychiatres et psychologues qui ont examiné Tania Parnisari ont souligné la présence chez elle d'un fort égocentrisme ainsi que d'un grand sens de la manipulation, "sans aucune compassion pour autrui" et "ne montrant aucun chagrin pour ce que Sophia a vécu". Interrogé par l'AFP, Me Pierre Peter, chargé avec Me Dominique Bergmann de la défense de la jeune femme, n'a pas souhaité s'exprimer avant le début du procès, expliquant qu'ils ne souhaitaient pas "parasiter les choses. Nous avons des tas de choses à dire mais nous le ferons devant la Cour". Le verdict est attendu le 9 février.
(D'après agence)
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