Seringue (archive)Le tribunal correctionnel de Nanterre a relaxé vendredi le coureur cycliste écossais David Millar, ex-champion du monde de contre-la-montre 2003 déchu de son titre pour dopage, ainsi que l'ex-coureur italien Massimiliano Lelli, dans l'affaire de dopage au sein de l'équipe cycliste Cofidis. Les deux hommes ont bénéficié d'une relaxe car "il n'est pas établi que les infractions reprochées aient été commises sur le territoire national", a précisé la présidente du tribunal. L'ex-soigneur Boguslaw Madejak, 51, a été condamné à un an de prison dont neuf mois avec sursis. Le ministère public avait requis "quatre à six mois ferme" à son encontre.
Les sept autres condamnés ont tous écopé de peines de prison avec sursis, de trois à six mois, ainsi que l'avait requis le procureur Jacques Hossaert en novembre 2006. Les coureurs Philippe Gaumont, Robert Sassone, Marek Rutkiewicz et Daniel Majewski ont été condamnés à six mois de prison avec sursis. Le coureur Médéric Clain et Oleg Kozlitine, ex-entraîneur de troisième divison, ont écopé de trois mois de prison avec sursis. Le pharmacien parisien Pierre Ben Yamin, seul présent au rendu du jugement, a été condamné à six mois de prison avec sursis et 3.000 euros d'amende. Il devra verser 3.000 euros de dommages et intérêts à l'Ordre des pharmaciens, qui s'est constitué partie civile contre lui.
"Leur connaissance avérée du dopage "
Par ailleurs, la Fédération française de cyclisme (FFC) a été acceptée dans sa demande de constitution de partie civile. Tous les condamnés, à l'exception de Pierre Ben Yamin, devront leur verser solidairement 10.000 euros de dommages et intérêts et 300 euros au titre des frais de justice.
Enfin, les sociétés Cofidis SA (la maison-mère) et Cofidis Compétition (la structure sportive) ont été reçues dans leur demande de constitution de partie civile, mais le tribunal a déclaré "leurs demandes non fondées et par conséquent les déboute de leurs demandes". En effet, a expliqué la présidente Polge, Cofidis "plaide l'atteinte à son image mais n'invoque pas de baisse consécutive de son chiffre d'affaires". Le tribunal ajoute : "la société Cofidis Compétition et la société Cofidis SA, par leur implication dans le milieu du cyclisme professionnel, leur connaissance avérée du dopage et l'absence de mesures significatives prises pour l'enrayer, ne pouvaient ignorer le phénomène notoire du dopage ni son ampleur, d'autant que des personnalités du monde médical et sportif avaient de longue date stigmatisé ces pratiques, connues de tous".
(D'après agence)
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