"Mis et Thiennot", 60 ans de bataille judiciaire

le 15 janvier 2007 à 07h36 , mis à jour le 15 janvier 2007 à 08h18

Jugés pour le meurtre d'un garde-chasse en 1946, condamnés à quinze ans de travaux forcés, ils ont toujours clamé leur innocence.

TF1/LCI : L'affaire "Mis et Thiennot"L'affaire "Mis et Thiennot" © TF1/LCI

Pour Raymond Mis, seul survivant aujourd'hui des deux accusés, des décennies de combats judiciaires aboutissent une nouvelle fois devant la commission de révision des condamnations pénales. Elle se penche ce lundi à Paris sur l'affaire dite "Mis et Thiennot", du nom de ces deux hommes condamnés il y a presque 60 ans à quinze ans de travaux forcés pour le meurtre d'un garde-chasse qu'ils ont toujours nié. L'audience devrait durer toute la journée.

L'affaire remonte à l'année 1946. Le jour de la saint Sylvestre, le cadavre du garde-chasse Louis Boistard, disparu deux jours auparavant, est découvert dans l'étang des Saules, sur la commune de Saint-Michel-en-Brenne, dans l'Indre. Les soupçons se portent sur Raymond Mis et Gabriel Thiennot, arrêtés avec un groupe de chasseurs, début 1947. Interrogés par les enquêteurs, les deux hommes passent aux aveux avant de se rétracter, affirmant avoir été torturés.

Trois passages devant les assises

Fait exceptionnel, le dossier Mis et Thiennot est déjà passé trois fois devant les assises. En effet, les arrêts des cours d'assises de l'Indre du 24 mai 1947 et de la Vienne du 3 décembre 1948 ayant condamné les deux accusés ont été annulés par la Cour de cassation. C'est finalement la cour d'assises de la Gironde qui, le 5 juillet 1950, rendra le verdict, aujourd'hui encore contesté par les intéressés et leurs proches : quinze ans de travaux forcés pour meurtre.

Soixante ans après les faits, la commission de révision examine une cinquième requête, déposée le 9 juin 2005, visant à remettre en cause la condamnation prononcée par la cour d'assises de Gironde. La première requête avait été déposée en 1980, d'autres ont suivi en 1984, 1991 et 1996. Toutes ont été rejetées. Cette fois-ci, les proches des deux condamnés, qui font parfois référence à l'affaire Seznec, se disent "modérément optimistes". "Il faut que la justice reconnaisse notre innocence. On a bon espoir", affirme Raymond Mis. Gabriel Thiennot, lui, ne saura jamais si cette nouvelle requête aura ou non abouti. Il est décédé le 2 juin 2003 à l'âge de 76 ans.

D'après agence

le 15 janvier 2007 à 07:36
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles France
  

3 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • Antonia, le 26/09/2009 à 14h20

    Je suis en colère qu'il n'est pas connu sa réabilitation

  • Antonia, le 26/09/2009 à 14h19

    Tristesse et colère qu'il n'est pas connu la réabilitation

  • Antonia, le 26/09/2009 à 14h17

    Beaucoup de tristesse et de colère que la justice de mon pays ne leurs donné à raymond mis et gabriel thiennot d'etres reabilités de leurs vivant que leurs famille sachent que nous seront toujours à leurs cotés

Lire tous les commentaires

       Chargement en cours...
      • Le grand quiz de l'info
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        Nous recommandons
        logAudience