Image d'archives © TF1Ils sont régulièrement interpellés mais il s'agit de leur premier procès à Paris. Sept militants antipublicité du "Collectif des déboulonneurs" comparaissent vendredi devant le tribunal correctionnel de Paris pour avoir dégradé des panneaux publicitaires dans la capitale. C'était le 29 octobre dernier. Ils avaient été interpellés devant la gare d'Austerlitz lors de leur opération mensuelle de barbouillage.
Lors d'une conférence de presse mardi, Yvan Gradis, un des fondateurs du groupe, a présenté les trois témoins : Claude Got, professeur de santé publique, Jean-François Pellissier, adjoint au maire du XIIIe arrondissement, Maurice Pergnier, linguiste, et leur conseil, François Roux, "grand spécialiste en tant qu'avocat de la désobéissance civile", défenseur des "faucheurs, de José Bové".
"Des coups de becs contre le tronc"
"Nous encourons une peine de cinq ans d'emprisonnement et de 75.000 euros d'amende", a indiqué Alexandre Baret. "Il y a de fortes chances que les faits soient requalifiés en dégradation légère, donc il y a peu de chances que nous écopions de telles peines", a-t-il dit. "Il y a ceux qui disent que de répéter sans cesse la même action, ça va lasser les journalistes et il y a un autre point de vue, auquel je me rattache, qui est qu'il faut continuer inlassablement comme un pivert qui donne des coups de bec contre le tronc", a déclaré Yvan Gradis. "Nous ne ferons a priori rien de plus rien de différent de ce que nous faisons déjà", a-t-il dit.
Les "déboulonneurs" revendiquent essentiellement la limitation des affiches publicitaires au format 50X70 cm, soit la taille de l'affichage associatif. "Nous demandons à ce que la liberté de non-réception soit reconnue", a expliqué Alexandre Baret. "Nous nous battons pour que l'espace public ne soit plus concédé à des opérateurs privés, que la privation de l'espace public cesse", a-t-il poursuivi. "Il doit y avoir une neutralité politique au même titre qu'il y a une laïcité dans l'espace public".
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