Une suite aux Misérables? Pourquoi pas...

le 30 janvier 2007 à 15h53 , mis à jour le 30 janvier 2007 à 16h49

La Cour de cassation a donné raison à l'éditeur de deux ouvrages présentés comme des suites des Misérables, au détriment des héritiers de Victor Hugo.

Palais de Justice Procès DroitImage d'archives © TF1

Ils estiment que les ouvrages portent atteinte à la mémoire de leur ancêtre. La Cour de cassation a débouté mardi les héritiers de Victor Hugo qui avaient intenté une action contre deux livres présentés comme la suite des Misérables et édités par Plon.

Le 31 mars 2004, la cour d'appel de Paris avait condamné la maison d'édition à verser un euro symbolique de dommages-intérêts aux héritiers de l'écrivain ainsi qu'à la Société des gens de lettres pour avoir publié deux romans intitulés Cosette ou le temps des illusions et Marius ou le fugitif, qui se présentaient comme une suite des Misérables. Dans son arrêt, la cour d'appel avait estimé qu'"aucune suite ne saurait être donnée à une oeuvre telle que Les Misérables, à jamais achevée". Les éditions Plon avaient formé un pourvoi en cassation contre cette décision.

La procédure judiciaire n'est pas terminée

Dans un arrêt rendu mardi, la 1ère chambre civile de la Cour de cassation a annulé la décision rendue par la cour d'appel de Paris. "En statuant ainsi, par des motifs inopérants tirés du genre et du mérite de l'oeuvre ou de son caractère achevé, et sans avoir examiné les oeuvres litigieuses ni constaté que celles-ci auraient altéré l'oeuvre de Victor Hugo ou qu'une confusion serait née sur leur paternité, la cour d'appel (...) a violé le code de la propriété intellectuelle", affirme la décision de la haute juridiction. En clair, la cour d'appel ne pouvait décider qu'écrire la suite des Misérables constituait par principe une atteinte au droit moral de Victor Hugo.

Pour sanctionner les ouvrages publiés par Plon, il aurait fallu qu'elle examine le contenu de ceux-ci. En cassant l'arrêt de la cour d'appel, la Cour de cassation ne met pas fin au litige. Ce dossier doit en effet être désormais réexaminé par la cour d'appel de Paris qui le jugera dans une autre composition.

D'après agence

le 30 janvier 2007 à 15:53
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles France
  

1 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • Euzenot-furiga, le 31/01/2007 à 09h59

    Pourquoi pas ? Personne ne confondra l'oeuvre de Victor Hugo avec la "suite", pourquoi ne pas continuer à faire vivre des personnages ayant déjà été mis en scéne, Corneille, Racine et même le bon La Fontaine l'ont fait avant. Quand aux héritier il ne s'agit pas de s'appeler Hugo pour avoir le droit de s'approprier son génie, celui-ci appartient à l'Humanité tout entière et non à des gens qui ne pensent qu'à la grosseur de leur portefeuille. J'attends et j'espère avoir la même bonne surprise qu'avec les Blancs et les Bleus d Dumas.

Lire tous les commentaires

      logAudience