
C'était le plus grand procès pour pédophilie jamais organisé en France. 65 accusés, 45 victimes, 93 jours d'audience, neuf jours de délibéré. Un total "historique" de 525 années de prison, trois acquittements. Un coût de 7 millions d'euros. C'était en juillet 2005 à Angers.
Pédophilie : le bilan de "l'autre procès d'Angers"
Le principal accusé à ce procès de viols et de viols en réunion sur sept victimes, dont deux fillettes, écope de sept ans de prison. Il avait déjà été condamné à Angers dans le cadre du plus grand procès de pédophilie jamais organisé en France.
Publié le 18/03/2010
A Laval, un procès de pédophilie sur fond de misère sociale
Le procès de 5 hommes, accusés de pédophilie sur fond de misère sociale et intellectuelle, s'est ouvert mardi devant les assises de Laval.
Publié le 02/03/2010
Pédophilie : l'autre procès d'Angers
Cinq hommes accusés de viols et de viols en réunion sur sept victimes, dont deux fillettes de 1 et 6 ans, comparaissent depuios mardi aux assises de Laval. Deux d'entre eux avaient déjà été condamnés à Angers dans le cadre du plus grand procès de pédophilie jamais organisé en France.
Publié le 02/03/2010
Depuis vendredi, la cour d'assises de Loire-Atlantique, à Nantes, juge en appel douze hommes, la quasi-totalité des principaux condamnés. Ils comparaissent pour viols et agressions sexuelles par ascendant ou personne ayant autorité sur mineurs de 15 ans et proxénétisme aggravé. Parmi eux se trouvent deux des trois violeurs récidivistes qui avaient été condamnés aux peines les plus lourdes, à 28 et 26 ans de réclusion.
De génération en génération
Les faits avaient eu lieu entre 1999 et 2002, dans des appartements de quartiers défavorisés d'Angers (Maine-et-Loire) et de sa périphérie. Des sévices sexuels commises souvent sur les propres enfants ou petits enfants des accusés, âgés de six mois à douze ans à l'époque, entre janvier 1999 et février 2002.
Contrairement à l'affaire d'Outreau, les accusations ne reposaient pas sur la parole des enfants, qui n'ont parlé que très difficilement et tardivement. Elles étaient fondées avant tout sur les aveux des personnes mises en examen, qui s'étaient toutes accusées les unes les autres, avant de se rétracter, pour certaines, à l'audience. La plupart des accusés étaient suivis par les services sociaux et le procès a dévoilé un contexte de misère sociale, intellectuelle et sexuelle, sur fonds d'inceste de génération en génération.
"Mon client demande l'acquittement", a indiqué Me Mikael Poinson, le défenseur de Jean-Marc J., condamné à 26 ans. "Les déclarations des enfants sont contradictoires avec l'emploi du temps de mon client qui a été incarcéré une bonne partie du temps" où ont eu lieu des agressions, selon lui, mais "son passé pénal et sa pathologie de pédophile non contesté n'ont pas donné beaucoup de scrupules aux jurés", a-t-il ajouté.
De dix à douze semaines de procès
Lors du procès en appel l'identité des accusés et des victimes sera protégée, comme en première instance. Cependant, seules deux victimes, aujourd'hui majeures, sont attendues au procès. Le témoignage des autres enfants sera diffusé par vidéo.
Une trentaine de condamnés, dont une vingtaine détenus, qui n'ont pas fait appel, devraient également être entendus en tant que témoins. Pour l'occasion, 120.000 euros de travaux ont été nécessaires pour aménager la salle d'audience, notamment pour agrandir le box des accusés. Le système audio et vidéo, avec quatre écrans plats, a été entièrement refait. Le procès devrait durer de dix à douze semaines avec une entrée dans le vif des débats le 5 février.
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