© AFP - Alain JulienLe comité basque "Felipe Aska" a organisé pour ce samedi un voyage jusqu'à Béziers afin d'y fêter la liberté retrouvée de Philippe Bidart. Mais cette "fête de bienvenue" voulue par par les membres de son comité de soutien est loin d'être du goût de tout le monde. Premier à s'en inquiéter, le maire de Béziers a marqué sa réprobation devant la venue du chef historique du mouvement indépendantiste Iparretarrak après sa sortie de prison : "Cette décision de justice a été prise sans que je sois consulté ni même informé, elle m'a été totalement imposée sans que j'ai eu mon mot à dire".
Chez les proches des victimes de Philippe Bidart, sa libération a été douloureusement ressentie, comme en témoignaient les propos d'une épouse d'un des CRS tués jointe par LCI.fr. Et après l'ode à l'indépendance du Pays basque, prononcée en basque par l'ex-leader indépendantiste devant la porte même de la prison, l'Unsa-police craint en outre que des "tensions" ou que des "provocations" surviennent à Béziers.
Le premier syndicat de gardiens de la paix, qui proteste contre la libération sous contrôle judiciaire de Philippe Bidart, a demandé vendredi, dans un communiqué, à être reçu à la Chancellerie "avec les épouses" des membres des forces de l'ordre tués par le chef d'Iparretarrak. Le syndicat, par ailleurs, "met en garde" le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy afin de "mettre toute en oeuvre" pour éviter des troubles possibles.
D'après agence
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