© TF1-LCIQuand elle s'est présentée à sa boutique pour y être embauchée, il dit avoir eu "un coup de foudre". C'était, début 2004. Bérenger Brouns, un charcutier-traiteur du 10e arrondissement de Paris engage Christelle Leroy comme vendeuse. Elle l'assiste sur son stand du marché Saint-Martin où il vend de la charcuterie italienne. Lui est marié et père de deux grandes filles, elle a 26 ans et est la maman d'un petit garçon de 4 ans, Lucas. Les deux entament une relation amoureuse chaotique. Des ruptures, des réconciliations, cela dure un an. Et puis un jour Christelle et son fils disparaissent.
Le charcutier comparaît depuis vendredi devant la cour d'assises de Paris pour répondre du meurtre de sa maîtresse et du fils de cette dernière. Il est accusé de les avoir étranglés, découpés et jetés aux ordures. Quatre mois après la disparition de la jeune femme et de son fils, Bérenger Brouns est placé en garde à vue. "Pendant tout ce temps, il était venu chez nous, en pleurant notre fille disparue, jurant qu'il n'était pour rien dans sa disparition. Mais nous avions raison, hélas", raconte Liliane, la mère de Christelle dans le Parisien.
"Oui, monsieur le président"
L'accusé avoue les faits aux enquêteurs. Il leur confie avoir eu une dispute avec Christelle Leroy qui se plaignait de son caractère possessif. Selon ses aveux, rappelés à l'audience vendredi matin, il avait ensuite appuyé avec ses pouces sur le coup de la victime jusqu'à l'étouffement. Le fils de Christelle Leroy ayant assisté à la scène, le charcutier l'avait à son tour étranglé. Soucieux de faire disparaître les corps, le charcutier les avait emmenés dans son arrière-boutique et les avait découpés. Il avait ensuite dispersé les morceaux dans des poubelles de rue du 10e arrondissement, près du domicile des victimes.
Cheveux bruns et raides, regard presque candide, l'accusé, entouré de deux gendarmes, a répondu : "Oui, Monsieur le président" lorsque ce dernier lui a demandé s'il reconnaissait les faits, en ouverture des débats. La cour, présidée par Jean-Pierre Getti, auditionne vendredi les proches des victimes. Le verdict est attendu mercredi.
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