Condamné pour avoir mis enceinte une fillette de 11 ans

le 08 février 2007 à 08h56 , mis à jour le 08 février 2007 à 12h04

Il bénéficie neammoins de suris, la cour ayant considéré qu'il n'y a pas eu viol. Il devra aussi verser 5000 euros de dommages et intérêts à la jeune mère.

Image d'archives/LCIImage d'archives © LCI

Un jeune militaire de 20 ans a été condamné dans la nuit de mercredi à jeudi à huit mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Boulogne-sur-Mer, dans le Pas-de-Calais, pour avoir eu une relation sexuelle avec une fillette de 11 ans, devenue mère neuf mois plus tard. Le jeune homme, qui a reconnu l'enfant, a par ailleurs été condamné à verser 5000 euros de dommages et intérêts à la jeune mère d'une fille de onze mois.

"C'est une décision sage, rendue dans la sérénité. Il a reconnu ne pas l'avoir repoussée, cela constitue une atteinte" sexuelle, a estimé à l'issue du procès l'avocate du prévenu, en précisant que son client n'avait pas l'intention de faire appel.

Elle avait caché sa grossesse à son entourage

Aujourd'hui âgée de douze ans et demi, la jeune mère, au visage encore poupin, s'est présentée à l'audience accompagnée de son père. Si elle avait découvert sa grossesse quelques mois après sa relation avec le jeune homme, elle l'avait cachée à son entourage jusqu'à la fin. C'est en l'emmenant à l'hôpital pour ce qu'ils pensaient être une crise d'appendicite, que ses parents ont appris que leur fille s'apprêtait à accoucher. Agés de 28 ans, son père ouvrier et sa mère, une femme au foyer, ont eu quatre autres enfants.

Au début de l'audience, les parents de la jeune fille avaient demandé que les faits soient requalifiés et renvoyés devant la cour d'assises du Pas-de-Calais. "Je considère comme ma cliente qu'il s'agit d'un viol, je ne pense pas qu'un sentiment amoureux puisse aller jusqu'à une relation sexuelle consentie quand on a onze ans", avait expliqué hors audience l'avocate de la jeune fille et de ses parents. Le tribunal ne l'a pas suivie, estimant que la contrainte n'a pas été établie.

"Le temps doit faire son oeuvre"

"C'est une victime, pas une jeune fille frivole", a estimé l'avocate de la jeune mère, qui a précisé que sa cliente, placée dans un premier temps dans un foyer, était partie vivre avec son enfant chez ses parents et assumait désormais sa maternité.

Le jeune homme, qui était connu de la famille, avait rapidement mis fin à leur relation naissante. Il s'était engagé quelques mois plus tard dans l'armée, n'apprenant sa paternité qu'à l'issue d'un test ADN auquel les policiers l'avaient soumis. Selon son avocate, il souhaite depuis "rencontrer son enfant", mais a-t-elle ajouté : "le temps doit faire son oeuvre".

D'après agence

le 08 février 2007 à 08:56
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