Filières irakiennes: six personnes mises en examen à Paris

le 18 février 2007 à 08h00 , mis à jour le 18 février 2007 à 08h05

Elles sont suspectées d'avoir participé à une filière de recrutement et d'acheminement de jihadistes vers l'Irak depuis la France.

Image d'archives/LCIImage d'archives © LCI

Les six personnes mises en examen samedi soir à Paris, sont poursuivies pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste". Trois d'entre elles sont également mises en examen pour "financement du terrorisme". Parmi les six suspects, quatre ont été placés sous mandat de dépôt et les deux autres sont ressortis libres sous contrôle judiciaire. Le parquet de Paris avait ouvert samedi matin une information judiciaire qui a été confiée aux magistrats antiterroristes du tribunal de grande instance de Paris Jean-Louis Bruguière, Marc Trevidic et Philippe Coirre, déjà en charge du dossier dit des "filières irakiennes" ouvert à Paris en septembre 2004.

L'enquête préliminaire sous la houlette du parquet de Paris, confiée à la sous-direction anti-terroriste (SDAT), avait débuté il y a un an et demi et avait permis, selon le parquet, de démontrer que les personnes recrutées se rendaient en Syrie "via une cellule en lien avec Al-Qaïda implantée en Arabie saoudite", avant de gagner l'Irak "pour commettre des actes terroristes notamment sous forme d'attentats suicides".

Une kamikaze Belge

En Belgique, neuf personnes avaient été arrêtées vendredi en lien avec l'enquête menée en France. Elles ont été remises en liberté vendredi soir en attendant un complément d'enquête, a indiqué samedi la chaîne de télévision RTL-TVI. L'opération qui a eu lieu en Belgique a un "lien indirect" avec la filière empruntée par une jeune kamikaze belge, auteur d'un attentat suicide en Irak en 2005, a précisé la porte-parole du Parquet fédéral. La kamikaze, Murielle Degauque, 38 ans, une Belge convertie à l'islam après son mariage avec un islamiste radical, s'était fait exploser dans la région de Bagdad à la fin de l'été 2005, causant la mort de plusieurs personnes.

Dans le dossier français dit des "filières irakiennes", l'enquête a notamment mis au jour un groupe à Montpellier qui se caractérise par la présence d'étudiants dans ses rangs. Deux d'entre eux, Reda Barazzouk et Youssef Bouzag, avaient été interpellés et mis en examen en janvier 2006. L'un est étudiant en 3e année de télécommunications, l'autre en génie électronique et fibres optiques. Le dossier comporte également une filière présumée d'envoi de combattants en Irak basée dans le XIXe arrondissement de Paris.

(D'après agence)

le 18 février 2007 à 08:00
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