Huit mois requis pour une fausse alerte sur Air Ivoire

Par D.H. (avec agence), le 26 février 2007 à 13h26 , mis à jour le 26 février 2007 à 16h43

En novembre dernier, un avion avait été dérouté par un Mirage, après l'alerte téléphonique d'un homme... furieux de l'avoir raté.

avion airbus © TF1-LCI

Le 23 novembre dernier, les autorités avaient carrément dû faire appel à un Mirage pour dérouter cet Airbus A321 de la compagnie Air Ivoire. Un homme de 33 ans, furieux d'avoir raté son vol, avait téléphoné depuis un taxiphone d'Ivry-sur-Seine, dans le Val-de-Marne, à l'aéroport d'Orly pour dire qu'il y avait une bombe dans l'avion assurant la liaison Paris-Abidjan.

Huit mois d'emprisonnement ont été requis lundi à l'encontre de ce père de famille devant le tribunal correctionnel de Créteil. La substitut du procureur a évoqué un "acte disproportionné" par rapport à l'énervement du prévenu, mais aussi un "acte non pas irréfléchi, mais réfléchi dans son mode opératoire". Si cela avait été "sous le coup de la pure colère", il aurait appelé avec son téléphone portable, a-t-elle ajouté. Pour la défense, Me Thomas Pigasse a dénoncé la peine requise comme "une peine sanction" qui "ne correspond pas à la réalité des faits". Le délibéré était attendu dans la soirée.

Expertise

Le prévenu a effectué un mois de détention provisoire et est placé sous contrôle judiciaire. Il risque cinq ans d'emprisonnement et 75.000 euros d'amende. Il est poursuivi pour "communication de fausses nouvelles compromettant la sécurité d'un aéronef en vol". Le père de famille de nationalité ivoirienne, au casier judiciaire vierge, avait présenté ses excuses à la compagnie aérienne, dont le préjudice a été estimé à plus de 15.000 euros. Les 42 passagers et les six membres d'équipage avaient été débarqués sans incident à l'aéroport de Marseille-Marignane et l'appareil avait finalement pu redécoller le soir-même après avoir fait l'objet de vérifications.

Le dossier a déjà été renvoyé trois fois. En novembre, la 13e chambre correctionnelle avait repoussé l'examen de l'affaire afin d'établir une expertise psychiatrique. Faute d'avoir reçu cette expertise en décembre, un nouveau renvoi a été ordonné pour le 12 février. A cette date, l'avocat du prévenu, retenu en province par un autre dossier, a demandé un nouveau report.

Par D.H. (avec agence) le 26 février 2007 à 13:26
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1 Commentaires

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  • Bean, le 26/02/2007 à 15h18

    Il faut le punir sévèrement: on ne badine pas avec la sécurité et on ne fait pas perdre une journée à 50 personnes parce qu'on a arté son avion!

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