Les grilles de l'école primaire de Châlons-en-Champagne, dans la Marne © LCILe procureur général de Reims a annoncé vendredi qu'il avait décidé d'interjeter appel de la condamnation des deux agresseurs de deux institutrices à Châlons-en-Champagne, à sept mois de prison ferme pour l'un et six mois dont cinq avec sursis pour l'autre. Cette décision a été saluée comme "un message fort" par les avocats des victimes.
"Je ne demande pas au procureur de la République de Châlons-en-Champagne de faire appel. C'est moi qui prend la décision de faire appel. J'estime que la sanction prononcée par le tribunal doit être revue par une juridiction supérieure, pour que les victimes aient une totale garantie de l'appréciation des choses", a expliqué le procureur général.
Coup de pieds
Les deux agresseurs, âgés de 23 et 18 ans, avaient été jugés mercredi en comparution immédiate pour "violences volontaires" ayant entraîné une incapacité temporaire de travail (ITT) supérieure à huit jours, sur des personnes chargées d'une mission de service public. Ils encouraient jusqu'à sept ans d'emprisonnement. Les avocats des deux enseignantes s'étaient insurgés contre la faiblesse des sanctions, l'avocat de la principale victime les qualifiant "de peines de voleurs de pommes". L'une des deux victimes s'était déclarée "écoeurée et consternée" par le jugement "pour une agression aussi violente dans un lieu protégé comme l'école".
Après avoir pénétré dans l'enceinte de l'école primaire du Verbeau, les deux hommes avaient violemment frappé, notamment à coup de pieds, une institutrice qui avait réprimandé le petit frère de l'un d'eux, et une autre enseignante qui tentait de s'interposer.
D'après agence
Retour MYTF1
Chargement en cours...




