Image d'archives © TF1La Cour d'assises d'appel de la Haute-Garonne a acquitté vendredi soir Bouazza Benouahi, un homme au lourd passé psychiatrique, qui avait égorgé une passante choisie au hasard dans une rue de Gaillac (Tarn) en février 2003.
La cour a ainsi confirmé le verdict rendu en février 2006 par les assises du Tarn à Albi. Le parquet général de Toulouse avait fait appel de cette décision. L'avocat de la défense avait estimé, dans sa plaidoirie : "On ne juge pas des fous, ceux qui sont atteints de maladie psychiatrique. Ils échappent à cette justice". Bouazza souffre d'une schizophrénie paranoïde, une maladie susceptible d'abolir le discernement de celui qui en est atteint".
"Bande de lâches"
Dans son réquisitoire vendredi matin, l'avocat général avait demandé une peine de 30 ans de réclusion criminelle assortie de 20 ans de sûreté, en faisant valoir que bien que souffrant d'une pathologie psychiatrique, Bouazza Benouahi avait tout son discernement au moment des faits.
La famille de la victime s'est déclarée "outrée" par la décision de la cour. Des proches se sont écriés: "On vous souhaite que ça vous arrive à vous, bande de lâches". Le fils de la victime, Nicolas, 23 ans a tenté de s'en prendre aux gendarmes avant d'être maîtrisé par les personnes qui l'accompagnaient tandis qu'une des proches de la famille s'est effondrée, victime d'un malaise. Le 24 février 2003, Bouazza Benouahi avait porté des coups de couteau dans le dos et à la gorge de Francine Roques dans une rue de Gaillac, sans que rien ne laisse prévoir ce geste contre cette mère de famille qu'il ne connaissait pas.
D'après agence
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