Mort de Taoufik el-Amri : un SDF mis en examen

le 08 février 2007 à 12h28 , mis à jour le 08 février 2007 à 22h18

Cet ouvrier tunisien avait été retrouvé mort noyé par hydrocution dans un canal de Nantes après un contrôle de police.

Taoufik

Un SDF a été mis en examen mercredi soir pour coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, dans le cadre de l'enquête sur la mort de l'ouvrier tunisien Taoufik el-Amri à Nantes le 23 novembre. L'homme, qui serait tombé à l'eau avec la victime lors d'une dispute, a été remis en liberté sous contrôle judiciaire, a précisé une source proche du dossier, confirmant une information révélée par Europe 1.

Le SDF avait été pris en charge dans la nuit du 22 au 23 novembre trempé et tremblant de froid par les pompiers. Il avait d'abord affirmé aux enquêteurs être tombé dans la Loire, puis dans l'Erdre avant de reconnaître être tombé dans le canal Saint-Félix mais a nié avoir rencontré Taoufik el-Amri. "Il nie toute implication dans cette affaire", a déclaré jeudi son avocat, Me Antoine Barrière, pour qui son client, a "peut être choisi des versions différentes de peur d'être impliqué dans un dossier quel qu'il soit".

Taux d'alcoolémie de 3,74 grammes

L'ouvrier de 33 ans, marié et père d'une fillette, avait été retrouvé mort noyé par hydrocution après un contrôle de police alors qu'il était en état d'ébriété. Il avait été repêché sous une péniche près d'un ponton du canal Saint-Félix. Trois policiers ont été mis en examen dans cette affaire pour "faux témoignage" et "délaissement (...) d'une personne incapable de se protéger en raison de son état physique". Selon la procédure, les policiers doivent conduire en cellule de dégrisement ou à l'hôpital toute personne en état d'ébriété avancée. Les trois policiers ont toujours affirmé que l'ouvrier ne semblait pas suffisamment ivre pour cela.

L'autopsie avait permis de déterminer que la cause de la mort de l'ouvrier était la noyade "provoquée par un choc thermodifférentiel provoquant un arrêt cardiorespiratoire". Il présentait un taux d'alcoolémie de 3,74 grammes au moment de sa mort. Les légistes n'avaient alors "pas relevé de traces de violence, de blessures, de perforations ou de plaies" sur le corps, selon le procureur de la République de Nantes. Celui-ci avait précisé que des investigations allaient continuer pour définir si Taoufik el-Amri était tombé accidentellement à l'eau ou s'il y avait été poussé.

D'après agence

le 08 février 2007 à 12:28
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1 Commentaires

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  • Bernard, le 08/02/2007 à 13h40

    "Les légistes n'avaient alors "pas relevé de traces de violence, de blessures, de perforations ou de plaies." "...pour coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort..." Vous pouvez m'expliquer comment peut-on être condamné pour coups et blessures sans qu'il n'y ai eu de coup et blessure ?

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