Philippe Bidart à sa libération, 14 février 2007 © TF1/LCI| La déclaration de Philippe Bidart |
Pascal Clément n'a pas exclu mercredi des poursuites contre Philippe Bidart, après ses déclarations à sa sortie de prison. Dans la matinée, l'ex-chef d'Iparretarak, qui bénéficie d'une libération conditionnelle, avait tenu un discours militant classique en langue basque, en demandant que "le Pays basque puisse vivre". Des propos dont le ministre s'est dit "profondément choqué".
"Au lieu d'écouter les propositions de l'administration pénitentiaire et de sortir discrètement de la détention, Bidard a choisi de faire des déclarations qui ont choqué", a dénoncé le ministre. "Nous attendions plutôt des mots d'excuses vis-à-vis des familles des deux CRS et du gendarme dont il est responsable de la mort".
"Il faut voir les déclarations exactes..."
Le garde des Sceaux a souligné que "le juge d'application des peines en première instance avait donné un avis défavorable" et que Philippe Bidard avait fait appel. Sur l'éventualité de poursuites, le garde des Sceaux s'est toutefois voulu prudent : "Il faut voir les déclarations exactes, si cela peut faire l'objet de poursuites", a-t-il déclaré devant la presse dans les couloirs de l'Assemblée nationale à l'issue de la séance des questions au gouvernement.
Incarcéré depuis 1988, Philippe Bidart avait été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité en 1992 pour le meurtre de deux CRS à Saint-Etienne-de-Baïgorry et en 1993 pour le meurtre d'un gendarme à Biscarrosse. Il avait aussi écopé de 20 ans de réclusion en 2000 pour une fusillade au cours de laquelle un gendarme avait été tué et un autre blessé à Leon.
D'après agence
Maire de Béziers : "je n'ai pas eu mon mot à dire" |
Le maire UMP de Béziers Raymond Couderc affirme qu'il "n'a pas eu son mot à dire" dans la décision de justice qui impose à Philippe Bidart de résider et travailler à Béziers au cours des sept prochaines années. "Cette décision de justice a été prise sans que je sois consulté ni même informé", a-t-il déclaré. "Si Philippe Bidart vient à Béziers dans un esprit de repentir, s'il demande pardon aux familles de CRS et gendarmes tués, les Biterrois sont accueillants et accepteront de l'herberger dans leurs murs", a concédé le maire. En revanche, a-t-il poursuivi, "s'il arrive dans un esprit de combat, qu'il refuse de reconnaître les crimes qu'il a commis, il ne sera pas le bienvenu. Nous ne voulons pas d'assassin, ni de terroriste qui vienne troubler l'ordre public à Béziers". |
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