Image d'archives © TF1Michel Roussin, ancien bras droit de Jacques Chirac à la mairie de Paris, et Louise-Yvonne Casetta, ex-assistante des trésoriers du RPR, ont été condamnés mardi par la cour d'appel de Paris à respectivement 4 et 2 ans de prison avec sursis dans l'affaire des marchés publics d'Ile-de-France. Reconnus coupables de complicité et recel de corruption, ils se sont également vu infliger des amendes, d'un montant de 80.000 euros pour Michel Roussin, de 30.000 euros pour Louise-Yvonne Casetta. La cour d'appel a en outre prononcé une interdiction des droits de vote et d'éligibilité de 4 ans à l'encontre de Michel Roussin et de 3 ans contre Louise-Yvonne Casetta.
En première instance, Micehl Roussin et Louise-Yvonne Casetta avaient été condamnés à respectivement 4 ans de prison avec sursis et 20 mois avec sursis. Onze prévenus au total avaient contesté leur condamnation initiale par le tribunal correctionnel, en octobre 2005, dans ce qui fut l'un des plus gros scandales politico-financiers des années 1990. Ils avaient été rejugés en appel en octobre-novembre 2006. Les seul des onze à avoir écopé de prison ferme en première instance, l'ex-conseiller régional écologiste François Donzel, a vu sa peine confirmée en appel: 3 ans d'emprisonnement, dont 1 ferme.
Bouc émissaire
L'accusation estime qu'un "pacte de corruption" liait dans les années 1990 des entreprises du BTP aux principaux partis politiques. Selon les termes de ce pacte, les firmes qui se voyaient attribuer des marchés dans les lycées de la région devaient reverser un total de 2% du montant des contrats au PS et à deux partis de droite, le RPR et le Parti républicain, aujourd'hui fondus dans l'UMP.
Michel Roussin, a estimé avoir fait office de "bouc émissaire" dans ce scandale politico-financier. Louise-Yvonne Casetta, a quant à elle dénoncé une "justice à deux vitesses", épargnant selon elle "les politiques qui ont bénéficié" du système de financement illégal des partis. "C'est un scandale, l'adjointe est condamnée et celui qui a donné les ordres ne l'est pas", a réagi de son côté son avocat, Me Jacques Vergès. "Evidemment ce sont des énarques, des députés, des sénateurs, des anciens ministres", a poursuivi l'avocat...
(D'après agence)
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