Nicolas Sarkozy, le 18 janvier 2007 © TF1/LCILe ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy a estimé vendredi à Bobigny que le juge Renaud Van Ruymbeke, renvoyé devant le Conseil supérieur de la Magistrature (CSM), avait "tort, vraiment tort" de le mettre en cause dans cette décision. Le magistrat, épinglé dans un rapport de l'Inspection des services judiciaires (IJS) pour des "manquements" dans le dossier Clearstream, a été renvoyé vendredi devant le CSM par le garde des Sceaux, Pascal Clément.
"Ses propres pairs l'ont jugé, qu'il relise le rapport de l'IJS, il comprendra. Il est suffisamment sévère pour que je n'aie aucun commentaire à faire", a ajouté Nicolas Sarkozy, en marge d'une visite à la Direction départementale de la police nationale de Seine-Saint-Denis. Il venait féliciter des policiers qui ont réalisé une importante saisie de drogues, d'armes et d'argent jeudi dans une cité de Sevran (Seine-Saint-Denis).
"Singulièrement imprudent"
Après son renvoi vendredi devant le CSM, le juge Renaud Van Ruymbeke a mis en cause Nicolas Sarkozy, estimant qu'il s'agissait d'une "décision politique sans surprise" après les attaques du ministre contre lui dans le dossier Clearstream. Le candidat UMP à la présidentielle, avait notamment expliqué le 19 octobre sur TF1 avoir été faussement mis en cause dans l'affaire Clearstream "sur la base du mensonge d'un corbeau qui s'était allié avec un juge".
L'ISJ a reproché au juge, dans son rapport, "d'avoir été singulièrement imprudent ou d'avoir manqué de discernement en acceptant ou en décidant de conduire des entretiens hors procédure" avec Jean-Louis Gergorin, corbeau présumé de l'affaire Clearstream.
D'après agence
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