Le 6 juillet 2001, sous l'effet d'une mini-tornade, un platane s'abattait sur une tente. Bilan : 13 morts et une centaine de blessés © TF1/LCILa ville de Strasbourg comparaît depuis lundi en tant que "personne morale" pour répondre des délits d'homicides et de blessures involontaires après la catastrophe du parc de Pourtalès qui a fait 13 morts et une centaine de blessés le 6 juillet 2001. Un platane centenaire, haut d'une quarantaine de mètres, s'était abattu sous l'effet d'une mini-tornade, sur la tente où s'était réfugié le public d'un spectacle de plein air. Parmi les blessés, une quinzaine de personnes l'avaient été très grièvement, certaines restant paralysées à vie.
Une centaine de parties civiles dont l'association "Solidarité Pourtalès", qui représente une soixantaine de victimes ou parents de victimes, y participeront. La municipalité sera représentée par son directeur général, André Thomas. On reproche à la ville de n'avoir pas suffisamment prévu le risque dans ce parc périurbain de 24 hectares que l'on savait fragilisé par la tempête de 1999 et de n'avoir pas exploité un bulletin régional d'alerte météorologique tombé dans la soirée du 6 juillet. Il annonçait des orages violents accompagnés de rafales de vent de 80 kilomètres/heure.
"Vive compassion"
Aucune personne physique ne comparaît devant le tribunal, l'instruction n'ayant pas permis d'imputer une faute caractérisée à un fonctionnaire ou à l'un des membres de la troupe qui se produisait ce soir là. Françoise Ancelet, présidente de Solidarité Pourtalès, estime que le procès devra principalement répondre à une question : "Pourquoi le spectacle n'a-t-il pas été annulé alors que des bulletins météo avaient été envoyés en annonçant des conditions tout à fait alarmantes ?"
Attendu depuis plus de cinq ans par les victimes, le procès se déroulera jusqu'au 23 février dans une annexe du tribunal spécialement aménagée. C'est la première fois, selon le parquet, qu'une ville comparaît en tant que "personne morale" dans un procès de ce genre. La ville de Strasbourg, qui a renouvelé vendredi sa "vive compassion" à l'égard des victimes, encourt une amende d'un montant maximum de 225.000 euros. Le réquisitoire est attendu le 21 février.
(D'après agence)
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