Loïc Le Floch-Prigent, poursuivi dans l'affaire Elf © TF1/LCILe tribunal correctionnel de Paris a requis jeudi deux ans de prison ferme et 150.000 euros d'amende à l'encontre de l'ex-PDG du groupe Elf, Loïk Le Floch-Prigent, pour des emplois présumés fictifs au sein d'EAI (Elf-Aquitaine International), la filiale suisse de la compagnie pétrolière.
Le procureur a décrit le volet jugé comme "la fin d'un dossier tentaculaire", reflet de "l'opacité d'un système qui a permis toutes les dérives" sous l'impulsion du "tandem Le Floch-Prigent/Sirven", du nom d'Alfred Sirven, ancien directeur des affaires générales et numéro un d'EAI, décédé le 12 février 2005.
"Aucune activité réelle"
De 1989 à 1993, c'est-à-dire sous l'ère Le Floch-Prigent, EAI était "une niche d'emplois de complaisance décidés par la plus haute hiérarchie" du géant pétrolier, a avancé le procureur. Les emplois rémunérés, pour un total avoisinant les 2 millions d'euros, n'étaient liés à "aucune activité réelle", sur la base de "faux contrats de travail" et correspondaient à un "détournement d'argent", a-t-il insisté.
Une peine de 15 mois de prison avec sursis et 30.000 euros d'amende a été requise contre Jean-Claude Vauchez, ancien administrateur délégué d'Elf-Aquitaine International. Dix-sept autres personnes, soupçonnées d'avoir bénéficié de ces emplois, étaient jugées par la 11e chambre du tribunal. Le parquet a requis cinq relaxes et douze peines de prison avec sursis, de six à quinze mois, assortis d'amendes allant de 15.000 à 80.000 euros. Le procès est prévu jusqu'au 30 mars.
D'après agence
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