Véritable mémoire vivante du groupe Elf où il a passé 25 ans, André Tarallo était le personnage incontournable pour les questions africaines © INTERNEAu lendemain de l'ouverture à Paris du procès du volet "emplois fictifs" d'Elf Aquitaine International, Le Monde (de samedi) révèle qu'André Tarallo, condamné en appel en mars 2005 pour détournements de fonds publics, à 7 ans de prison et 2 millions d'euros d'amende n'a pas exécuté sa peine. L'ex Monsieur Afrique d'Elf, âgé aujourd'hui de 79 ans, était sorti de prison deux mois après y être entré pour "raisons médicales", avant même cette condamnation en appel. Et concernant l'amende, devenue exigible l'été dernier quand André Tarallo s'est désisté de son pourvoi en cassation, elle n'a toujours pas été acquittée.
La faute n'en revient pas à l'administration judiciaire. Celle-ci est en effet démise du dossier dès le moment où le relevé de condamnation pénale est transmis au Trésor public. Alors, que font les comptables publics ? Le Monde ne sait pas précisément, mais "imagine" que, quand il s'agit de personnalités comme André Tarallo, "le dossier ne relève pas du fonctionnaire de base du service de recouvrement, mais remonte jusqu'au cabinet du ministre de l'Economie et des Finances, voire plus haut". Et déplore que "ces grands procès financiers ressemblent, dès lors, à de trop clinquantes et finalement trompeuses vitrines".
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