13 ans requis au procès de La Maison d'Ariane

le 02 mars 2007 à 13h28 , mis à jour le 02 mars 2007 à 13h45

L'ex-directeur de cet établissement pour femmes enceintes doit répondre de viols, agressions sexuelles et harcèlement. Verdict attendu cet après-midi.

Le procès de Jean-Pierre Baudry devant la Cour d'Assises de VendéeLe procès de Jean-Pierre Baudry devant la Cour d'Assises de Vendée © TF1/LCI

Une peine de 13 à 15 ans de réclusion criminelle a été requise vendredi à l'encontre de l'ex-directeur de La Maison d'Ariane, un foyer pour femmes enceintes de La Roche-sur-Yon, jugé depuis mardi devant la cour d'assises de la Vendée. Il doit répondre de viols par personne ayant autorité sur deux victimes, d'agressions sexuelles par personne ayant autorité sur cinq autres, dont une mineure âgée de quatre ans à l'époque des faits et de "harcèlement dans le but d'obtenir des faveurs sexuelles" pour deux autres femmes. Le verdict est attendu dans l'après-midi.

L'avocat général Pierre Senes a estimé que l'accusé, âgé de 63 ans, avait joué de sa position dominante pour imposer son emprise sexuelle sur ses victimes, des employées ou des pensionnaires, dont neuf se sont portées parties civiles. "Jean-Pierre Baudry, c'est celui qui est dans la toute-puissance, qui a un art consommé de la manipulation, de déceler chez ses victimes leurs faiblesses", a-t-il affirmé.

Un passé de "20 ans d'abuseur sexuel"

Sa mise en examen en février 2005 avait déclenché une polémique autour des services sociaux du conseil général de la Vendée qui subventionnait La Maison d'Ariane et avait embauché l'homme sur parole en 1997 dans ses services, à partir d'un simple courrier parvenu par fax, sans même se renseigner sur son passé.

Or, quand il était arrivé à la tête de La Maison d'Ariane en 2002, "il avait 20 ans d'abuseur sexuel" derrière lui, a considéré vendredi l'avocat général. "C'était le pire profil" pour prendre la tête de cet établissement accueillant des jeunes femmes fragilisées, selon lui. Jean-Pierre Baudry s'est pour sa part présenté comme un Don Juan, parfois maladroit, réfutant point par point les accusations à son encontre.

D'après agence

le 02 mars 2007 à 13:28
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3 Commentaires

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  • ALPA, le 02/03/2007 à 16h39

    La justice débloque, cela ne fait même pas deux ans par infraction, 2 viols = Crimes, 7 délits de plus par personne ayant autorité s'est très très peu.

  • Guy Poizat, le 02/03/2007 à 14h37

    Cet individu mérite une peine plus qu'exemplaire, non seulement pour ses actes, mais en raison de la position qu'il occupait vis-à-vis de femmes particulièrement fragilisées au plan sexuel et affectif

  • HERVE, le 02/03/2007 à 14h12

    La peine requise devrait être multipliée par le nombre des victimes...

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