Le procès de Jean-Pierre Baudry devant la Cour d'Assises de Vendée © TF1/LCIUne peine de 13 à 15 ans de réclusion criminelle a été requise vendredi à l'encontre de l'ex-directeur de La Maison d'Ariane, un foyer pour femmes enceintes de La Roche-sur-Yon, jugé depuis mardi devant la cour d'assises de la Vendée. Il doit répondre de viols par personne ayant autorité sur deux victimes, d'agressions sexuelles par personne ayant autorité sur cinq autres, dont une mineure âgée de quatre ans à l'époque des faits et de "harcèlement dans le but d'obtenir des faveurs sexuelles" pour deux autres femmes. Le verdict est attendu dans l'après-midi.
L'avocat général Pierre Senes a estimé que l'accusé, âgé de 63 ans, avait joué de sa position dominante pour imposer son emprise sexuelle sur ses victimes, des employées ou des pensionnaires, dont neuf se sont portées parties civiles. "Jean-Pierre Baudry, c'est celui qui est dans la toute-puissance, qui a un art consommé de la manipulation, de déceler chez ses victimes leurs faiblesses", a-t-il affirmé.
Un passé de "20 ans d'abuseur sexuel"
Sa mise en examen en février 2005 avait déclenché une polémique autour des services sociaux du conseil général de la Vendée qui subventionnait La Maison d'Ariane et avait embauché l'homme sur parole en 1997 dans ses services, à partir d'un simple courrier parvenu par fax, sans même se renseigner sur son passé.
Or, quand il était arrivé à la tête de La Maison d'Ariane en 2002, "il avait 20 ans d'abuseur sexuel" derrière lui, a considéré vendredi l'avocat général. "C'était le pire profil" pour prendre la tête de cet établissement accueillant des jeunes femmes fragilisées, selon lui. Jean-Pierre Baudry s'est pour sa part présenté comme un Don Juan, parfois maladroit, réfutant point par point les accusations à son encontre.
D'après agence
Retour MYTF1
Chargement en cours...




