Loïc Le Floch-Prigent, poursuivi dans l'affaire Elf © TF1/LCILoïk Le Floch-Prigent incarcéré à Fresnes
L'ex-PDG d'Elf condamné à de la prison ferme pour détournement de fonds et dont la libération conditionnelle a été partiellement révoquée, a été interpellé mardi. Une interpellation "incompréhensible", selon son avocat.
Publié le 07/09/2010
Retour à la case prison pour Le Floch-Prigent
Actuellement en liberté conditionnelle, l'ex PDG d'ELF doit retourner en prison pour ne pas avoir respecté toutes les obligations liées à sa condamnation.
Publié le 21/01/2010
L'affaire Elf retourne devant la justice. Le tribunal correctionnel de Paris juge à partir de jeudi le volet dit des "emplois fictifs", visant la filiale suisse du géant pétrolier, Elf-Aquitaine International (EAI), dossier dans lequel est notamment poursuivi l'ex-PDG du groupe, Loïc Le Floch-Prigent. Une vingtaine de personnes, mises en cause pour abus de biens sociaux ou recel de ce délit, et poursuivies dans ce dossier qui a été instruit par les juges Eva Joly, Laurence Vichnievsky puis Renaud Van Ruymbeke.
Au titre des anciens dirigeants d'Elf, ont notamment été renvoyés devant le tribunal l'ancien PDG (entre 1989 et 1993), Loïk Le Floch-Prigent, et Jean-Claude Vaucher, ex-administrateur délégué d'EAI. L'ancien directeur des affaires générales, Alfred Sirven, aujourd'hui décédé, était également mis en examen. L'enquête a débuté en 1997 après que les juges eurent reçu d'un informateur anonyme une liste de 44 noms.
2 millions d'euros
EAI, installée à Genève et dirigée à partir de 1990 par Alfred Sirven, avait initialement pour but de rémunérer les hauts cadres des filiales étrangères d'Elf. Selon les enquêteurs, cette structure servait surtout à abriter les emplois fictifs du groupe, notamment en raison de son statut fiscal avantageux. Parmi les bénéficiaires de ces emplois de complaisance présumés se trouvaient des proches de François Mitterrand, de l'ex-ministre de l'Intérieur, Charles Pasqua ou de l'homme d'affaires corse et ami d'Alfred Sirven, Mathieu Valentini.
Au total, l'ensemble des sommes qui auraient été illégitimement perçues avoisineraient les deux millions d'euros. Le procès se poursuit jusqu'au 30 mars.
(D'après agence)
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