Hépatite B : une sclérose reconnue maladie professionnelle

Par M. D., le 20 mars 2007 à 11h49 , mis à jour le 20 mars 2007 à 21h34

Le Conseil d'Etat aurait donné raison à une infirmière, victime d'une sclérose en plaques après une vaccination obligatoire, selon Le Parisien. Cette "première" pourrait relancer des procédures judicaires en cours.

TF1/LCI : Seringues et matériel médicalSeringues et matériel médical © TF1/LCI

"Après une longue procédure, le Conseil d'Etat vient, selon nos informations, de donner raison à une infirmière vaccinée et malade depuis 17 ans", écrit Le Parisien dans son édition de mardi.

Rappel des faits : Nadine Schwartz, infirmière à l'hôpital de Sarreguemines (Moselle), est vaccinée contre l'hépatite B en 1990, "de manière obligatoire", comme c'est le cas pour tous les professionnels de santé à l'époque, raconte-t-elle au journal. Après un premier rappel en 1991, elle connaît une "perte de vision". Des "signes avant-coureurs de la sclérose en plaque", laquelle ne sera diagnostiquée qu'un an plus tard, à la suite d'un accident de voiture. Lors d'un nouveau rappel du vaccin en 1996, l'infirmière voit sa santé se détériorer rapidement. Un neurologue fait le rapprochement avec le vaccin.

Nadine Schwartz n'est pas la seule à avoir été vaccinée et à avoir développé la maladie : depuis 1994, ce sont "2000 personnes qui s'estiment victimes en France et plus de 500 procédures en cours devant les tribunaux civils et administratifs, et une dizaine au pénal", précise le quotidien. A tel point qu'en 2000, le ministère de la Santé indemnise les personnels de santé ayant été vaccinés obligatoirement et ayant développé des pathologies lourdes.

L'infirmière fait ainsi partie des 120 personnes qui bénéficient d'une indemnisation à vie. Elle souhaite alors faire reconnaître sa maladie comme un "accident du travail". "Face au refus de [l'hôpital], elle [porte] l'affaire devant un tribunal administratif, qui [la déboute] en 2004", selon Le Parisien. Le Conseil d'Etat, "la plus haute juridiction en matière administrative", aurait donc finalement donné raison à la plaignante.

Selon Me Gisèle Mor, qui "défend 250 dossiers de victimes", "cet arrêt fait jurisprudence en matière administrative et devrait peut-être influer les décisions devant les tribunaux". Car si les personnels de santé ont été indemnisés, les autres victimes, "vaccinées de leur propre chef", "sont obligées d'attaquer les laboratoires devant les tribunaux où les affaires s'enlisent".

Un vaccin recommandé

Le Parisien rappelle que "le vaccin [contre l'hépatite B] est recommandé par les autorités médicales pour les adultes à risques et chez les jeunes enfants. Chez ces derniers, aucune victime n'est recensée".

Par M. D. le 20 mars 2007 à 11:49
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22 Commentaires

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  • Dieu Marie Christine, le 22/03/2007 à 11h55

    Bravo pour ce résultat apres un temps si long de lutte .Moi aussi j ai été une infirmiére vaccinée entre 92 et 94 d'une façon obligatoire (5 injectins)Tres vite j'ai développé un syndrome algique non défini accompagné de grande fatigue. Au bout de 2ans de galére le diagnostic de fibromyalgie et myofacite a était posé .Bien sur le rapprochement avec cette vaccination a ete envisagée mais je n'ai pas eu le courage de me lancer dans une procédure judiciére .Les douleurs me génent énormément ainsi que l'incompréhention de l'entourage qui me culpabilise.Cela est tres bien que cette action ait aboutie .Félicitation pour cette tenacité .

  • Marty Géraldine, le 22/03/2007 à 09h28

    Comment un journal national peut-il affirmer que les jeunes enfants ne sont pas victimes de ce vaccin. C'est faux, pour cela il suffit de contacter les présidents(es) d'association qui regroupent les victimes de cette vaccination. D'ailleurs, il est honteux de vacciner ces jeunes enfants contre l'hépatite B qui se transmet par le sang ou par relations sexuelles. De plus, les nourrissons ne seront plus immunisés à l'âge de l'adolescence, donc cela prouve bien que la France à un grave problème de gestion de la vaccination! A qui profite le crime??? Je suis d'ailleurs moi-même malade suite à cette vaccination et cela fait maintenant 10 ans. Je suis reconnue en accident du travail, et ne puis plus travailler. J'ai 38 ans, j'en avais 28 lorsque je suis tombée malade, avec 2 jeunes enfants à charge! Qu'est devenue ma vie, et que me réserve l'avenir?? Qui aura le courage de tout dire, sur ce sujet et quel est l'homme politique qui enfin aura le courage de faire face à ce grave problème de santé publique? N'est-ce pas leur rôle, à tous c'est leaders politiques de prendre soin de nous? Il est prouvé que cette vaccination est nuisible, maintenant il faut assumer, et ne pas renier les malades. Il faut nous aider. Ne pas nier que nous sommes des "bombes ambulantes" car nous ne savons pas ce que nous réserve demain, et beaucoup de symptômes de divers maladies sont en nous, suite à ce vaccin. Alors,messieurs les journalistes, creusez, creusez et dites "toutes les vérités", hommes politiques,responsables divers, RESAISSISEZ-VOUS, et AIDEZ-NOUS. Géraldine Marty

  • Damien, le 22/03/2007 à 09h25

    Arretez de dire des sotises, moi professionel de santé je suis pour la vaccination contre l'hépatite B, en effet de multiples études ont montrés une absence de corrélation entre SEP et hépatite B. Le risque de contracter une SEP suite à cette vaccination existe mais dans une minuscule mesure. Le risque de ne pas se faire vacciner et de contracter l'hepatite B est bien plus important. En matiere de santé il y aura toujours des risques, le risque 0 n'existe jamais.

  • Valentin R., le 22/03/2007 à 08h26

    Tout à fait d'accord avec M. MARTIN : tout le monde juge ce vaccin comme dangereux et à proscrire, mais documentez-vous plutôt sur les études épidémiologiques concernant ces deux pathologies que sont la SEP et l'hépatite B chronique, et vous verrez que la vaccination est entièrement justifiée même s'il y a des "risques" de développer une SEP!! Ma mère est également atteinte d'une SEP, problablement suite à une vaccination contre l'hépatite ... mais il ne faut jamais oublier de prendre en compte la balance bénéfice/risque dans tous les cas !!!

  • Martine, le 21/03/2007 à 23h15

    Vaccinée dans les mêmes conditions, j'ai développé un LUPUS en 95. Une collègue est décédée de la sclérose en plaques(même vaccination). Ma vie est gachée...

  • ROLANDH06, le 21/03/2007 à 19h40

    Mr Denis MARTIN, LE KREMLIN BICETRE , vous n'avez pas la science infuse, médecin ou pas , ça ne vous donne pas le droit de contester l'évidence ! Oui, la médecine et la science peuvent se tromper, ce ne sera ni la première, ni la dernière fois. Vacciner obligatoirement, c'est déjà une atteinte aux libertés. Continuer de vacciner en connaissant les risques encourus par les vaccinés, c'est criminel, au même titre que les transfusions qui ont contaminées en connaissance de cause il y a quelques annèes... Fabius s'en souvient encore.

  • Lkefaux isabelle, le 21/03/2007 à 19h25

    Je suis IDE et ma soeur également,cette dernière a déclaré une SEP.Elle a été vaccinè en 1991 (3 fois) avec rappel en 1998.Suite à cette vaccination ,elle a déclaré une SEP en JUIN 2005.Une reconnaissance d'accident de travail est actuellement en cours (le dossier est en cours depuis septembre 2005) nous attendons toujours la conclusion de cette action. Heureusement,je suis la secrétaire syndicale (?) d'un gros établissement (CHV DE VALENCIENNES/plus de 4200 équivalents temps plein ).Quel est le recours d'un agent isolé avec sa pathologie?

  • Georges-edouard, le 21/03/2007 à 18h33

    Il ne faut pas mettre en cause le vaccin, comme tout vaccin il faut prendre en compte le rapport bénéfice-risque qui est en l'occurance tres significatif et en faveur du vaccin, ce qui faut par contre mettre en cause c est la campagne massive de vaccination et notamment aupres des enfants, en effet c'est une vaste fumisterie d'entrainer les enfants à la vaccination alors qu'il ne sont, par définitions, pas une population à risque (sauf quelques cas). Mais le vaccin est un facteur déclencheur parmis tant d'autre, en effet la localisation géographique pendant la periode d'adolescence semble jouer selon un axe géographique nord sud (aussi bisar que cela puisse paraitre), deplus même si il est insignifiant le facteur héréditaire joue aussi, le facteur stress, virale etc etc . merci de me publier pour une fois...

  • Salcedo, le 21/03/2007 à 17h15

    Je ne suis pas etonné que le vaccin hépatite B et rapprt avec la slérose en plaque. Je me suis fait vaccinée en 1995 du fait de mon métier aide médico psychologique auprès de personnes handicapée et depuis Juin 2005 LE SUIS ATTEINTE DE SLéROSE EN PLAQUEet j'ai perdu la vue de l'oeil droit en janvier 2005. Depuis 1an j'ai repris mon travaille a mi-temps et je vais commencé une formation d'agent administratif

  • Gervaise, le 21/03/2007 à 16h50

    Professionelle de santé, j'ai été obligée de me faire vacciner afin d'exercer dans le centre hospitalier ; or cette année, le médecin du travail me demande unrappel de vaccination auquel mon médecin et moi-même sommes opposés : une simple sérologie ne serait-elle pas mieux indiquée? Ai-je le choix au cas où la sérologie serait négative?

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