Seringues et matériel médical © TF1/LCI"Après une longue procédure, le Conseil d'Etat vient, selon nos informations, de donner raison à une infirmière vaccinée et malade depuis 17 ans", écrit Le Parisien dans son édition de mardi.
Rappel des faits : Nadine Schwartz, infirmière à l'hôpital de Sarreguemines (Moselle), est vaccinée contre l'hépatite B en 1990, "de manière obligatoire", comme c'est le cas pour tous les professionnels de santé à l'époque, raconte-t-elle au journal. Après un premier rappel en 1991, elle connaît une "perte de vision". Des "signes avant-coureurs de la sclérose en plaque", laquelle ne sera diagnostiquée qu'un an plus tard, à la suite d'un accident de voiture. Lors d'un nouveau rappel du vaccin en 1996, l'infirmière voit sa santé se détériorer rapidement. Un neurologue fait le rapprochement avec le vaccin.
Nadine Schwartz n'est pas la seule à avoir été vaccinée et à avoir développé la maladie : depuis 1994, ce sont "2000 personnes qui s'estiment victimes en France et plus de 500 procédures en cours devant les tribunaux civils et administratifs, et une dizaine au pénal", précise le quotidien. A tel point qu'en 2000, le ministère de la Santé indemnise les personnels de santé ayant été vaccinés obligatoirement et ayant développé des pathologies lourdes.
L'infirmière fait ainsi partie des 120 personnes qui bénéficient d'une indemnisation à vie. Elle souhaite alors faire reconnaître sa maladie comme un "accident du travail". "Face au refus de [l'hôpital], elle [porte] l'affaire devant un tribunal administratif, qui [la déboute] en 2004", selon Le Parisien. Le Conseil d'Etat, "la plus haute juridiction en matière administrative", aurait donc finalement donné raison à la plaignante.
Selon Me Gisèle Mor, qui "défend 250 dossiers de victimes", "cet arrêt fait jurisprudence en matière administrative et devrait peut-être influer les décisions devant les tribunaux". Car si les personnels de santé ont été indemnisés, les autres victimes, "vaccinées de leur propre chef", "sont obligées d'attaquer les laboratoires devant les tribunaux où les affaires s'enlisent".
Un vaccin recommandé |
Le Parisien rappelle que "le vaccin [contre l'hépatite B] est recommandé par les autorités médicales pour les adultes à risques et chez les jeunes enfants. Chez ces derniers, aucune victime n'est recensée".
Retour MYTF1
Chargement en cours...




