
Les arguments de la défense, qui avait tenté d'élargir les débats du procès sur les enjeux de santé publique et les choix de société impliqués par la culture d'OGM, n'ont pas été retenus par la justice. Jeudi, la cour d'appel de Versailles a condamné à trois mois de prison avec sursis neuf membres de la Confédération paysanne, poursuivis pour le fauchage en juillet 2003 d'une parcelle de maïs transgénique, sur le site de l'Institut national de la recherche agronomique (Inra) à Guyancourt, dans les Yvelines.
Lors de l'audience en appel, le 26 janvier, l'avocat général et la partie civile s'en étaient tenus à une analyse strictement juridique des faits, rejetant l'existence d'un "danger imminent" et "réel" dans la culture d'OGM, estimant par conséquent l'impossibilité de faire valoir "l'état de nécessité". En première instance, les neuf faucheurs avaient été relaxés au nom de ce même "état de nécessité".
Ils s'enchaînent à la mairie du XVIIe arrondissement de Paris |
Cinq anti-OGM se sont enchaînés jeudi matin dans le hall d'entrée de la mairie du XVIIe arrondissement de Paris. Ils font partie d'un groupe d'une dizaine de personnes, venues de différentes régions de France, qui ont entamé le 14 mars une grève de la faim à Montreuil, en Seine-Saint-Denis, pour réclamer un moratoire sur les cultures d'OGM avant les semis du printemps 2007. L'un d'eux, éleveur de brebis dans l'Hérault, a indiqué qu'ils avaient choisi cette mairie parce que la maire d'arrondissement, Françoise de Panafieu, "est une personnalité importante de l'UMP sur Paris, et qu'elle peut intervenir à ce niveau". |
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