Leconte détaille le meurtre de Patricia Leclercq

le 27 mars 2007 à 19h08 , mis à jour le 27 mars 2007 à 19h36

Jugé en appel depuis lundi pour l'assassinat de la jeune fille de 19 ans, Jean-Paul Leconte a raconté mardi les "atrocités" qu'il a commises.

jean-paul leconte (gauche) arrivée tribunal somme

Jean-Paul Leconte, jugé en appel depuis lundi devant la cour d'assises de l'Oise pour l'assassinat de Patricia Leclercq, 19 ans, en 2002 dans la Somme, a raconté mardi la violence du meurtre, qu'il a lui-même qualifié d'"atrocités". L'accusé comparaît jusqu'à vendredi à Beauvais pour le meurtre et le viol de la jeune fille, disparue le soir du 6 juillet 2002 après avoir quitté le McDonald's d'Albert où elle travaillait, pour rejoindre à vélo le village voisin de Buire-sur-l'Ancre où résidait sa famille d'accueil.

Leconte a raconté qu'après l'avoir dépassée en voiture sur une route de campagne, il s'est arrêté pour boire et a fait violemment tomber la jeune femme de son vélo en se jetant sur elle. Alors que "la fille était inconsciente", il l'a portée dans la voiture, lui a déboutonné son pantalon, caressé sa poitrine, et s'est masturbé, avant de la faire sortir de la voiture, de l'étrangler et de la frapper.

"Et puis en partant, j'ai roulé sur elle avec mon véhicule, et après j'ai dissimulé son corps derrière un ballot de paille", a poursuivi l'accusé. Alors que la tante de la victime était en pleurs pendant ce récit, Jean-Paul Leconte l'a détaillé froidement. "Là je parle peut-être d'une façon mécanique, mais ce sont des choses graves, des atrocités", a-t-il affirmé.

"Une violence aveugle"

Bien que confondu par son ADN, Leconte a nié le meurtre lors de sa garde à vue à la gendarmerie, lors de onze interrogatoires menés par le juge d'instruction, puis tout au long du procès en première instance en 2005.

Il n'a avoué que lundi, près de cinq ans après les faits. Mais il nie toujours le viol. Jean-Paul Leconte n'a pas fourni d'explication à son geste. "Je sais pas, c'est comme une violence aveugle", a-t-il déclaré. Le verdict est attendu vendredi. En première instance devant la cour d'assises de la Somme en février 2005, l'accusé avait été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité.

D'après agence

le 27 mars 2007 à 19:08
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