Claude Simonet, l'ancien président de la Fédération française de football, le 19 mars 2007 © TF1/LCILe procureur de la République a requis lundi à Paris une peine de six mois d'emprisonnement avec sursis et 10.000 euros d'amende contre l'ex-président de la Fédération française de football (FFF), Claude Simonet, poursuivi pour des faux dans les comptes de l'organisation. Devant la 11e chambre du tribunal correctionnel de Paris, le représentant du parquet a en outre requis trois mois de prison avec sursis et 6000 euros d'amende contre Bernard Bacourt, ancien trésorier et actuel vice-président de la FFF, poursuivi pour usage de faux.
"Nous ne sommes pas dans le domaine de l'erreur mais dans celui de la faute", a expliqué le procureur. "Vous avez des éléments suffisants pour caractériser les manipulations comptables", a-t-il lancé au tribunal, estimant notamment que la FFF avait subi "un préjudice né de la présentation d'un faux bilan et d'un faux compte de résultats", même si la fédération ne s'est pas portée partie civile dans cette procédure.
Pour l'accusation, celui qui a présidé pendant onze ans la FFF a dissimulé un déficit de 13,9 millions d'euros pour la période 2002/2003, ne laissant apparaître, grâce au maquillage comptable dont il est accusé, qu'un déficit de 63.000 euros, soit une somme 224 fois moins importante que la réalité.
"Ne pas ternir son image"
A l'audience, Claude Simonet n'a pas contesté les faits mais a plaidé avoir agi pour le bien de la fédération. "Je n'ai jamais voulu faire des faux, j'ai justifié par des écritures des nouveaux produits" pour équilibrer les comptes de la FFF à la suite de la déroute de l'équipe de France lors de la Coupe du monde 2002 et des conséquences financières de cet échec, a expliqué l'ex-président. "Je cherchais pour le bien-être du football et pour le bien-être de la fédération que les comptes soient le plus équilibrés possible à mon départ", a-t-il ajouté.
Point positif pour l'ancien dirigeant : le procureur a estimé que ses actes ne relevaient pas d'une "intention crapuleuse" mais plus d'une volonté de "ne pas ternir son image". Le procès se poursuit mardi par les plaidoiries de la défense. Le jugement est attendu dans plusieurs semaines.
D'après agence
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