Le PDG de Total, Christophe de Margerie (à gauche) © TF1/LCIChristophe de Margerie, le patron du groupe pétrolier français Total, a été déféré au pôle financier du palais de justice de Paris à l'issue de sa garde à vue qui a pris fin jeudi vers 11 heures dans une affaire de corruption, a-t-on appris de sources proches du dossier. Christophe de Margerie a quitté les locaux de la police financière rue du Château des Rentiers à Paris (13e arrondissement) pour être conduit au pôle financier où il doit être présenté au juge Philippe Courroye en vue d'une éventuelle mise en examen.
Le haut dirigeant du groupe pétrolier avait été placé en garde à vue mercredi matin vers 9H00. Les policiers financiers appartenant à la Brigade de répression de la délinquance économique (BRDE) ont interrogé le haut dirigeant sur le contrat signé en 1997 par Total avec la société pétrolière nationale iranienne NIOC pour l'exploitation d'un champ gazier appelé South Pars. Quatre autres cadres et anciens cadres dirigeants de Total également placés en garde à vue mercredi, le directeur financier Robert Castaigne, le patron de la filière gaz Philippe Boisseau, l'ancien responsable pour Total de South Pars Michel Naylies et l'ancien cadre du groupe Patrick Rambaud, ont été remis en liberté mercredi soir.
L'enquête avait été ouverte en décembre et avait été confiée aux juges Courroye et Xavière Simeoni. Dans cette affaire, des fonds, dont la trace a été retrouvée en Suisse, auraient été versés de façon illicite par des dirigeants du pétrolier français à des décideurs iraniens, entre 1996 et 2003, en vue de s'assurer l'obtention du marché gazier iranien. Près de 100 millions de francs suisses (60 millions d'euros) auraient transité sur deux comptes, selon la même source. Une partie de ces fonds, 9,5 millions d'euros, a été bloquée par les autorités helvétiques.
D'après agences
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