Réquisitions sévères contre l'agriculteur de Saussignac

le 09 mars 2007 à 10h26 , mis à jour le 09 mars 2007 à 11h22

Le représentant du ministère public a requis vendredi la réclusion criminelle à perpétuité à l'encontre de Claude Duviau pour le meurtre de deux contrôleurs du travail.

TF1/LCI - Claude Duviau, l'agriculteur jugé pour le meurtre de deux inspecteurs du travail, le 5 mars 2007Claude Duviau, l'agriculteur jugé pour le meurtre de deux inspecteurs du travail, le 5 mars 2007 © TF1/LCI

Le représentant du ministère public a requis vendredi la réclusion criminelle à perpétuité à l'encontre de Claude Duviau, l'agriculteur jugé depuis lundi devant les assises de la Dordogne pour le meurtre en septembre 2004 de deux contrôleurs du travail à Saussignac. S'adressant aux jurés, Nicolas Jacquet a indiqué dans son réquisitoire ne pas envisager qu'ils puissent en tout état de cause décider d'une peine "inférieure à 30 ans, et avec le maximum de la peine de sûreté".

Nicolas Jacquet a souligné que la seule raison de ce double meurtre était l'appartenance des victimes, Sylvie Trémouille et Daniel Buffière, à l'inspection du travail. "Votre décision devra marquer le caractère sacré de l'intégrité physique des personnes exerçant une mission de service public. Votre décision est attendue par tout le corps social. En s'attaquant à des fonctionnaires qui ne faisaient que leur métier, c'est en réalité à l'Etat et à la société que Duviau s'est attaqué", a déclaré le représentant du ministère public.

"Une haine rentrée"

"Duviau ne connaissait ni Daniel Buffière ni Sylvie Trémouille, il ne pouvait rien leur reprocher à titre individuel", a-t-il insisté, soulignant que l'accusé "ne doit bénéficier d'aucune atténuation de responsabilité". Selon l'avocat général, "la dépression ne peut pas justifier l'atténuation de responsabilité. On ne commet pas l'irréparable au prétexte qu'une personne est suicidaire. Duviau savait qu'il était dangereux mais il refusait de se soigner. Il était responsable de son état".

Nicolas Jacquet a estimé que la cour et les jurés ne devront pas juger "l'acte d'un homme désespéré" mais "l'explosion d'une haine rentrée". Le 2 septembre 2004, Claude Duviau avait abattu sans sommation et quasiment à bout portant les deux victimes qui étaient venues dans l'exploitation pour un simple contrôle de travailleurs saisonniers. Le verdict était attendu en fin de journée.

(D'après agence)

le 09 mars 2007 à 10:26
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1 Commentaires

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  • Herve, le 09/03/2007 à 10h44

    Tres cher pour un coup de folie , dans une societe qui relache les criminels recidivistes mais qui n'hesite pas a condamner un agriculteur au bord de la faillite qui a eu un coup de folie , il y a injustice

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