Révision : décision ce lundi dans le dossier Mis et Thiennot

le 19 mars 2007 à 06h45 , mis à jour le 19 mars 2007 à 12h26

Les deux hommes, condamnés il y a presque 60 ans à 15 ans de travaux forcés pour meurtre, ont déjà déposé cinq requêtes, toutes rejetées.

TF1/LCI : L'affaire "Mis et Thiennot"L'affaire "Mis et Thiennot" © TF1/LCI

Cinquième requête, cinquième décision. La commission de révision des condamnations pénales, siégeant au Palais de Justice de Paris, rendra ce lundi son verdict dans le dossier Mis et Thiennot, deux hommes condamnés il y a presque 60 ans à quinze ans de travaux forcés pour le meurtre d'un garde-chasse qu'ils ont toujours nié. Toutes les précédentes requêtes - déposées en 1980, 1984, 1991 et 1996 - ont été rejetées.

Lors de l'audience, le 15 janvier, l'avocat général Laurent Davenas avait estimé qu'il n'existait pas d'élément nouveau susceptible de faire naître un doute sur le verdict de culpabilité prononcé en 1950 contre Raymond Mis et Gabriel Thiennot, condamnés pour le meurtre du garde-chasse Louis Boistard, retrouvé mort le 31 décembre 1946 dans un étang de la commune de Saint-Michel-en-Brenne, dans l'Indre.

Léandre Boizeau, président du comité de soutien pour la révision du procès, s'est dit "très partagé" quant à l'issue de cette procédure. "Il y a deux solutions, soit on a affaire à des magistrats courageux, et alors, on pourra faire un pas en avant, soit il s'agit de magistrats frileux et là, j'ai quelques craintes", a-t-il déclaré. "Je ne suis pas très optimiste même s'il sera cette fois-ci difficile de trouver des arguties pour nous signifier un refus", a-t-il ajouté.

Violences lors des interrogatoires

Le 5 juillet 1950, Raymond Mis et Gabriel Thiennot avaient été condamnés à quinze ans de travaux forcés par la cour d'assises de Gironde pour meurtre. Les deux hommes sont d'abord passés aux aveux avant de se rétracter et de clamer leur innocence.

Leur défense s'appuie, dans sa requête en révision déposée le 9 juin 2005, sur des témoignages selon elle inconnus de la justice à l'époque de leur procès. Ces nouvelles déclarations confirmeraient les violences qu'ils auraient subies lors des interrogatoires effectués par la gendarmerie. D'autres établiraient la véritable personnalité de l'assassin, un métayer des environs de Saint-Michel-en-Brenne.

D'après agence

le 19 mars 2007 à 06:45
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1 Commentaires

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  • JGH, le 19/03/2007 à 10h02

    " Soit on a affaire à des magistrats courageux.... " A la vue des récents "avantars" de la justice force est de croire que " Magistrats " et " Courageux " seraient des termes antinomyque en France ....

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