Tentative d'évasion ratée : l'accusé raconte

Par D.H. (avec agence), le 14 mars 2007 à 22h02 , mis à jour le 14 mars 2007 à 22h07

A la barre des Assises du Val-de-Marne, l'un des 2 accusés a décrit l'"euphorie" d'être "libres" quand ils détenaient en otage les surveillants de la prison de Fresnes.

TF1/LCI : La prison de FresnesLa prison de Fresnes © TF1/LCI

Christophe Khider, 35 ans, a raconté mercredi devant la cour d'assises du Val-de-Marne que lui et Mounir Benbouabdellah, 30 ans, avaient connu comme un moment d'"euphorie" quand ils s'étaient retrouvés "libres" dans la prison de Fresnes avec les surveillants qu'ils détenaient en otage. Après l'échec de leur évasion par hélicoptère, le 27 mai 2001, dont les occupants leur avaient largué un sac contenant des armes et des gilets pare-balles, il y a eu un "petit flottement, on n'avait pas de plan B", a dit celui qui a été décrit comme le "chef".

Les deux candidats à la belle venaient toutefois déjà de s'emparer de trois surveillants. Christophe Khider a parlé d'une "association d'idées" pour expliquer pourquoi, "à la seconde" où il avait vu les surveillants -dont un sera relâché rapidement- il les avait pris en otages. "J'ai pensé otages, monnaie d'échange, ouverture de porte, liberté", a-t-il détaillé. Les deux détenus comptent à ce moment-là pouvoir se faire ouvrir la grille de détention du grand couloir central de la maison d'arrêt, dont ils espèrent qu'elle les mènera à la liberté, en menaçant leurs otages. Ils vont et viennent dans la partie de la prison où ils sont retranchés. "On rigole. Il y a une euphorie du moment. On est en détention mais quelque part on est libres".

"On rigole un peu même si on sait"

Tentative de sortie en force cachés sous des couvertures avec leurs otages, négociations avec les policiers du Raid, espoir de trouver une issue... "Le temps passe, on rigole un peu moins, on sait que ça risque de ne pas aboutir", a poursuivi Christophe Khider. Le lendemain, "c'était mon anniversaire. Je me disais 'je vais effectivement crever le jour de mes 30 ans'". Finalement, le lendemain dans la matinée, Mounir Benbouabdellah se rend le premier, accompagné d'un otage.

Une fois arrivé à la prison de la Santé, à Paris, où il avait demandé à être conduit, il téléphone à Khider, toujours retranché à Fresnes. Celui-ci libère le dernier surveillant, puis se rend à son tour, après avoir envisagé d'attendre que les hommes du Raid viennent le chercher pour en finir. "Des larmes coulent. Il y a la déception de ne pas être dehors".

A l'avocat général qui lui demande s'il est "prêt à s'échapper à nouveau", Christophe Khider "ne (répondra) pas". "Je vous laisse penser ce que vous voudrez", ajoute-t-il. Mounir Benbouabdellah devait être entendu à son tour sur les faits, avant les plaidoiries des parties civiles et le réquisitoire jeudi.

Par D.H. (avec agence) le 14 mars 2007 à 22:02
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2 Commentaires

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  • Boullenger J, le 15/03/2007 à 09h39

    Il me parait normal qu'un prisonnier cherche à s'évader; cela semble logique

  • Claude, le 15/03/2007 à 09h08

    "Des larmes coulent. Il y a la déception de ne pas être dehors"..... le mieux aurait ètè de faire de façon à ne pas y entrer , en respectant le système et la sociètè , on a que ce que l'on mérite , une pensèe pour les personnes à qui ces gens ont fait du tort !!

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