L'épouse Courjault à Tours le 22 août 2006 © TF1/LCILa chambre de l'instruction de la cour d'appel d'Orléans a décidé, vendredi après-midi, le maintien en détention de Véronique Courjault, écrouée depuis le 12 octobre pour un triple infanticide, a indiqué une source judiciaire. "Véronique Courjault a beaucoup menti depuis le début de l'instruction. D'autres interrogatoires doivent être effectués. Il faut écarter tout risque de disparition de preuves", a justifié le président de la chambre de l'instruction. "Au regard de la gravité des faits, du trouble persistant à l'ordre public, la cour a décidé de refuser la demande de liberté" formulée la veille par Véronique Courjault, a-t-il précisé.
"Je suis consciente de ce que j'ai fait. Je retournerais (en cas de remise en liberté) dans ma maison, cela me permettrait de revoir mes enfants dans un cadre plus serein", avait déclaré jeudi Véronique Courjault, encadrée par deux policiers, depuis le box des accusés. Elle avait ajouté très émue : "j'étais dans le déni, dans le mensonge et la dissimulation". Ses deux garçons de 9 et 11 ans viennent la voir tous les 15 jours, de Souvigny-de-Touraine, près de Tours, où ils habitent avec leur père.
Son appel faisait suite à une première demande refusée par le juge des libertés et de la détention. Véronique Courjault a été mise en examen pour "assassinats" après avoir avoué trois infanticides, l'un d'un nouveau-né mis au monde clandestinement au cours de l'été 1999 en France, et deux de bébés nés en septembre 2002 et décembre 2003 alors que le couple habitait Séoul en Corée du Sud. Son mari Jean-Louis, 40 ans, qui avait découvert les corps des deux bébés dans le congélateur familial, a été mis en examen pour "complicité d'assassinat" et laissé en liberté.
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