Image d'archives © TF1L'auteur présumé des agressions commises avec un liquide de type acide contre des femmes dans les transports en commun franciliens, arrêté mardi, a été mis en examen et écroué mercredi. Le juge d'instruction parisien Gérard Caddéo lui a notifié ses poursuites pour "violences volontaires" accompagnées de trois circonstances aggravantes : "préméditation, usage d'une arme par destination et commission des faits dans un moyen de transport collectif". Il encourt pour cela une peine de 10 ans d'emprisonnement. Le suspect a été placé en détention provisoire mercredi soir par le juge des libertés et de la détention, conformément aux réquisitions du parquet.
Au total, sept victimes ont été identifiées entre le 27 février et le 6 avril. Des incapacités totales de travail (ITT) supérieures à huit jours ont été relevées pour cinq d'entre elles et inférieures à huit jours pour les deux autres. La police pense qu'il y a peut-être d'autres victimes et les incite à se faire connaître.
Pas pénalement irresponsable
Les femmes ont été brûlées aux jambes ou aux mains, par un mélange de lessive de soude et de décapant, caché dans un paquet de cigarettes. Le suspect, un ingénieur de 28 ans vivant à Paris, a été repéré mardi après que son signalement a été établi grâce aux caméras de surveillance du métro. Au cours de sa garde à vue, il a reconnu les faits en ajoutant qu'il ne s'expliquait pas pourquoi il avait agi ainsi. Selon une source proche du dossier, il aurait affirmé que son but n'était "pas de faire mal, mais faire se déchirer les vêtements de ses victimes par corrosion".
Placé en garde à vue, il a été examiné par un psychologue qui a conclu qu'il n'était pas pénalement irresponsable. Une expertise psychiatrique qui devrait être ordonnée par le juge d'instruction, devrait permettre de mieux cerner son profil.
D'après agence
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