© TF1-LCILe tribunal correctionnel de Meaux a relaxé mercredi huit automobilistes jugés pour s'être livrés à des compétitions d'accélération ou ‘runs' sur la Francilienne en mars 2005, et en a condamné un neuvième qui avait refusé de s'arrêter malgré l'injonction des policiers. Les huit hommes avaient comparu le 4 avril pour "non respect d'une obligation de sécurité ou de prudence, en l'espèce un grand excès de vitesse, exposant autrui à un risque immédiat de mort ou d'infirmité" et "refus d'obtempérer".
La juge a estimé que la démonstration du "grand excès de vitesse" reproché aux prévenus n'était pas faite pour huit d'entre eux, aucune mention précise de leur vitesse n'apparaissant dans le dossier. Le ministère public avait requis des peines de un ou deux mois de prison avec sursis pour certains prévenus, des amendes pour d'autres, et/ou des peines de suspension de permis à l'encontre de huit accusés, demandant la relaxe d'un neuvième.
Comparer la puissance de leurs moteurs
En revanche, elle a jugé que la culpabilité du 9e était constituée, et l'a condamné à 800 euros d'amende. Cet homme, qui ne faisait pas partie du groupe se livrant à des ‘runs', avait refusé de s'arrêter à la demande des policiers, et avait même pris la fuite en roulant à 200 km/h et en zigzaguant entre les files.
Le 12 mars 2005, des policiers du commissariat de Noisiel (Seine-et-Marne) avaient été alertés vers trois heures du matin par un automobiliste anonyme que une grosse dizaine d'automobilistes se livraient à des ‘runs' sur l'autoroute A104, roulant à faible allure en bloquant les deux voies de circulation avant d'accélérer brusquement pour comparer la puissance de leurs moteurs. L'automobiliste avait donné le numéro d'immatriculation et le type de neuf voitures, ce qui avait permis aux policiers de procéder à des interpellations.
Retour MYTF1
Chargement en cours...




