Ghofrane Haddaoui, sauvagement tuée à coups de pierres en octobre 2004 à Marseille © TF1/LCIAu deuxième jour du procès à huis clos des accusés du meurtre de Ghofrane, deux des enquêteurs entendus par les assises des mineurs des Bouches-du-Rhône ont affirmé que les deux principaux prévenus ont bel et bien participé au crime, alors que l'un d'eux nie toujours. D'après l'un des deux enquêteurs, les deux jeunes hommes, âgés de 16 et 17 ans au moment des faits, se seraient répartis les rôles de la façon suivante : l'un aurait maintenu la jeune femme tandis que l'autre l'aurait frappée à coup de pierre.
Selon Me Boudot, l'avocat de l'un des deux accusés, il sera cependant "très très difficile" de connaître le véritable mobile. "Il y a le mobile apparent puisque la jeune fille a été dépouillée de son téléphone et de sa carte bleue mais cela ne peut pas expliquer ce qui s'est passé", a-t-il déclaré, précisant que son client était "incapable d'expliquer" ce crime et ce déchaînement de violence.
Verdict vendredi
Le corps de Ghofrane, la tête ensanglantée, avait été découvert le 19 octobre 2004 dans un terrain vague, du nord de Marseille. Un des deux jeunes hommes, interpellé quelques jours après les faits, avait reconnu au cours de sa garde à vue être l'auteur du meurtre. Ghofrane, selon ses premiers aveux, aurait accepté de le suivre chez lui, tard dans la nuit, avant de changer d'avis, ce qui avait provoqué sa colère, alors qu'il avait bu et consommé du cannabis. Il était cependant revenu sur ses aveux et avait accusé son camarade.
Les deux accusés encourent une peine maximale de trente ans de réclusion qui pourrait être réduite à quinze si l'excuse de minorité est retenue. Un troisième accusé, âgé de 19 ans, est poursuivi pour non-dénonciation de crime et comparaît libre. Le verdict est attendu vendredi.
D'après agence
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