Image d'archives © TF1/LCIIls connaîtront aujourd'hui ce que leur a coûté leur "jeu" : des concours d'accélération en voiture sur l'autoroute. Le tribunal de Meaux rend mercredi son jugement concernant huit hommes accusés de s'être livrés à ces courses dignes de "La Fureur de vivre" sur la Francilienne en mars 2005.
Ils risquent des peines de un ou deux mois de prison avec sursis, et/ou des peines de suspension de permis pour "non respect d'une obligation de sécurité ou de prudence, en l'espèce un grand excès de vitesse, exposant autrui à un risque immédiat de mort ou d'infirmité" et "refus d'obtempérer".
"Pas un danger en soi"
Le 12 mars 2005, des policiers du commissariat de Noisiel, en Seine-et-Marne, avaient été alertés vers trois heures du matin par un automobiliste anonyme que plus d'une dizaine d'automobilistes se livraient à des "runs" sur l'autoroute A104. Roulant à faible allure en bloquant les deux voies de circulation avant d'accélérer brusquement pour comparer la puissance de leurs moteurs. L'automobiliste avait donné le numéro d'immatriculation et le type de neuf voitures, ce qui avait permis aux policiers de procéder à des interpellations.
Lors de l'interpellation d'un premier groupe de chauffards, à la hauteur de la bretelle d'accès de Mitry-Mory, un des conducteurs avait refusé de s'arrêter, fonçant même sur le policier qui lui faisait signe de se ranger, selon le récit du policier. Le parquet a requis la peine la plus lourde (deux mois avec sursis et huit mois de suspension de permis) à l'encontre de cet homme, la tentative d'homicide n'ayant finalement pas été retenue dans les poursuites. Les avocats des prévenus ont soulevé de nombreux problèmes de procédure. Me Sébastien Dufour, secrétaire général de l'Association des avocats de l'automobile, a souligné que "le fait de participer à un run" ne représentait pas en soi un danger, assurant que seuls les participants aux runs se trouvaient sur l'autoroute le jour des faits.
(D'après agence)
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