Sullivan a été enlevé, battu, torturé, empoisonné puis noyé en 2004 © TF1-LCIIl a essayé de décrire comment le calvaire de Sullivan a débuté : "Toute ma haine est montée, mes nerfs ont lâché", a expliqué mercredi Frédéric Byster à la cour d'assises du Nord à Douai, où il est jugé depuis lundi avec six membres de sa famille pour l'enlèvement et la mort en 2004 de Sullivan, un adolescent de 16 ans.
La belle-soeur de l'accusé, Valérie François, a également été entendue mercredi comme témoin. Enceinte de 8 mois et dans l'impossibilité de se rendre à Douai, elle a été interrogée par visioconférence depuis Agen. Selon elle, Sullivan l'importunait beaucoup et la famille de l'adolescent avait "un sacré pouvoir dans la cité".
Devant la cour, les accusés ont énuméré les altercations nombreuses qui les opposaient aux membres de la famille de la victime. Après une énième altercation, Frédéric arrive chez sa belle-soeur. Il est accompagné de sa femme Marjorie (soeur de Valérie) et de son frère Alexandre, tous les deux sur le banc des accusés.
Forcé à boire de l'acide chlorhydrique
"Je n'avais jamais connu une telle haine, une telle violence. D'habitude, je suis diplomate, je suis pacifique", tente d'expliquer l'accusé d'une petite voix calme. C'est un enchaînement qu'il dit ne pas comprendre. Valérie, elle, est sûre d'une chose : si ses proches sont venus chez elle le jour du drame, "c'était pour (la) protéger".
Ils retrouvent alors Sullivan à proximité du domicile de Valérie, le rouent de coups puis l'enlèvent et l'emmènent chez la mère de Valérie et Marjorie, Françoise Borreman, la principale accusée. Là, il est frappé à de nombreuses reprises, ligoté, forcé à boire de l'acide chlorhydrique, étranglé, puis jeté mort le lendemain dans un canal à Ath, en Belgique, à une cinquantaine de kilomètres de Wattrelos.
Françoise Borreman, Marjorie, Frédéric et Alexandre sont accusées d'enlèvement suivi de mort et encourent la réclusion criminelle à perpétuité. Trois autres membres de la famille répondent de délits (modification de l'état des lieux d'un crime, non empêchement d'un crime) et risquent trois à cinq ans d'emprisonnement.
D'après agence
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