© AFP/Patrick KovarikLe palmipède satirique pince toujours. Le Canard Enchaîné affirme que Nicolas Sarkozy s'est engagé, en échange de son soutien et en cas de victoire, à éviter "tout retour de flamme judiciaire" au président Jacques Chirac après la fin de son mandat, qui cite sans le nommer un familier du chef de l'Etat. L'Elysée dément, qualifiant ces allégations de "totalement infondées et mensongères". "Il s'agit d'un procédé scandaleux et inacceptable que la période électorale ne saurait excuser", a-t-on fait savoir.
Nicolas Sarkozy a lui qualifié l'article du Canard, de "grotesque, blessant, mensonger". "Il ne repose sur aucune espèce de réalité. (...) Je démens de la façon la plus ferme et la plus complète", a dit le candidat de l'UMP à la présidentielle. Xavier Bertrand, porte-parole du candidat UMP, s'est de son côté exclamé : "C'est n'importe quoi ! Ce n'est pas la première fois qu'on entend n'importe quoi de la part du Canard dans cette élection". Des démentis qui n'ont pas empêché les réactions de fuser (Lire notre encadré).
"Trois affaires pourraient finir aux oubliettes"
D'après le journal, "le vote d'une amnistie spécifique aux affaires financières, jugé, politiquement, trop risqué, a été écarté" et il s'agirait d'introduire, via "un énième projet de loi destiné à renforcer la lutte contre la délinquance", un article imposant un délai aux juges pour clore les dossiers. Ce délai ne pourrait dépasser "plus d'une dizaine d'années après les faits incriminés pour les simples délits", selon Le Canard Enchaîné, affirmant citer "un chiraquien pur sucre".
"Trois affaires, qui remontent à plus de dix ans et collent aux basques du Président, pourraient ainsi finir aux oubliettes", poursuit l'hebdomadaire, citant les dossiers de "salariés fantômes" à la Mairie de Paris et de "fausses factures de l'imprimerie municipale Sempap", à l'époque où M. Chirac était maire de la capitale. "D'anciens collaborateurs de Chirac" et l'ex-maire de Paris Jean Tiberi "pourraient également profiter de ce grand nettoyage", assure le Canard. Le chef de l'Etat a apporté le 21 mars son soutien à Nicolas Sarkozy, soutien suivi le 5 avril de celui de l'épouse du chef de l'Etat, Bernadette Chirac, lors d'un meeting.
Ils réagissent à l'article du Canard |
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(D'après agence)
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