La violence contre les arbitres en procès

le 27 avril 2007 à 06h31 , mis à jour le 27 avril 2007 à 07h45

Le procès d'un footballeur amateur jugé à Dinan pour l'agression d'un arbitre va cristalliser l'attention de tous les "hommes en noir".

TF1/LCI - Des arbitres lors d'un match de footballDes arbitres lors d'un match de football © TF1/LCI

Le procès qui s'ouvre ce vendredi devant le tribunal correctionnel de Dinan s'annonce exemplaire : il devrait marquer la première application de la loi d'octobre 2006 qui reconnaît la "mission de service public" des arbitres. Avec comme corollaire une peine aggravée pour leurs agresseurs...

L'homme jugé à Dinan, le capitaine d'Aucaleuc, équipe de 3e division de district des Côtes d'Armor, devra répondre d'un coup de tête donné le 25 janvier à l'arbitre qui venait de l'exclure. Tombé inconscient, le directeur de jeu avait dû observer huit jours d'ITT et porte toujours de légères stigmates à l'oeil gauche. L'auteur du geste, qui comparaît pour "violence volontaire sur personne chargée d'une mission de service public lors d'une manifestation sportive", encourt jusqu'à trois ans d'emprisonnement et 45.000 euros d'amende. Il a depuis été suspendu six ans par les instances sportives.

"Certains parents refusent que leurs enfants passent leur diplôme"

Mais l'arbitre de 53 ans, plus de 550 matches au compteur sans le moindre incident, ainsi que l'Unaf espèrent que le tribunal donnera au jugement la gravité nouvelle qu'autorise l'article 223 de la loi. "Si ça accouche d'une souris, ce n'est pas la peine d'avoir médiatisé la loi", annonce d'emblée Gérard Le Barbier, la victime. Pour lui, "une peine ferme de deux-trois mois marquerait les esprits". Partie civile, l'Union nationale des arbitres de football refuse de mettre la pression mais prévient qu'elle suivra attentivement les débats et le jugement.

Au delà du procès, Gérard Le Barbier et l'Unaf espèrent que les débats serviront la situation de l'arbitrage amateur en France qui, outre la violence, subit une cruelle désaffection. "La violence est une des causes du problème de recrutement des arbitres, analyse l'Unaf. Ce qu'on remarque le plus c'est la menace verbale autour des terrains dirigée contre des arbitres de 14-15 ans. Certains parents refusent que leurs enfants passent leur diplôme".

D'après agence

le 27 avril 2007 à 06:31
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6 Commentaires

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  • Coulet, le 27/04/2007 à 13h54

    Ca fait peur.

  • Albert, le 27/04/2007 à 10h39

    C'est notre société qui est violente, le foot le devevant aussi par voie de conséquence. Il y a 30 ans, j'avais arrêté d'y jouer car chaque fin de match se terminait en pugilat, que ce soit entre joueurs des deux équipes, ou entre joueurs et "supporters".

  • Alex, le 27/04/2007 à 09h49

    La peine maximale!! Agresser est honteux, et ds le cadre d un évènement c encore moins tolérable! Virons ces déséquilibrés du sport..

  • Joel, le 27/04/2007 à 09h35

    Il faut que les ligues de foot prennent aussi leurs responsabilités en suspendant pour des durées très longues toutes formes de violences sur les arbitres comme entre joueurs

  • Pakal35, le 27/04/2007 à 09h18

    Ce qu'il y a de malheureux dans cette histoire c'est que des gens qui se font agresser dans les lieux public ,il y en a des milliers et eux ne seront jamais dédommagé comme cet arbitre !!!!!

  • Bidou, le 27/04/2007 à 07h55

    Il ne faut pas croire que la justice va mettre de la propreté dans le tas de fumier qui s'accumule autour de ce "sport" ! Seuls les arbitres peuvent mettre un peu d'ordre en n'arbitrant plus. Le problème est qu'eux aussi sont très intéressés à ces "affaires".

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