L'accusé s'en prend à la famille de Lord Shaftesbury

le 24 mai 2007 à 15h26 , mis à jour le 24 mai 2007 à 16h30

Mohamed M'Barek a mis en cause la famille de l'aristocrate, intéressé, selon lui, par son héritage : "Elle le délaissait, il ressemblait à un clochard".

Jamila et son frère/DRJamila et son frère © DR

Surprise lors du troisième jour du procès du Lord Shaftesbury. Alors que Jamila, accusée de complicité d'assassinat, éclate en sanglots à l'évocation par un témoin des photos de ses propres enfants, Mohamed M'Barek le principal accusé se lève brusquement de son banc en pointant le doigt en direction des parties civiles: "C'est vous les coupables, c'est vous les riches qui vouliez prendre l'héritage !", lance-t-il, tandis que son avocate, les policiers et la présidente Nicole Besset tentent de le faire taire.

A la reprise de la séance, Mohamed M'Barek présente ses excuses "pour avoir dérangé la cour", tout en critiquant à nouveau la famille du Lord: "Il était comme un clochard, sa famille ne s'intéressait pas à lui, c'est ma soeur Jamila qui l'a sauvé, c'est elle qui a fait de lui un homme".

Témoignage accablant

Lord Shaftesbury avait connu Jamila par l'intermédiaire d'une réceptionniste d'hôtel, Catherine Gurtler. A la barre des témoins, jeudi matin, celle-ci explique qu'elle a mis en contact le comte avec Jamila et qu'elle s'en "est mordu les doigts ensuite, après avoir appris sa disparition." Evoquant la personnalité de Jamila, elle l'accable: "Elle n'avait qu'un but: lui soutirer de l'argent. Il était vraiment très gentil. Quelqu'un comme ça, on ne le lâche pas", conclut-elle.

Selon l'accusation, c'est précisément parce que Lord Shaftesbury voulait divorcer et se remarier avec sa nouvelle maîtresse Nadia Orch, que Jamila et son frère, craignant de voir l'héritage leur échapper, l'ont assassiné.

L'héritage en question

Un avocat anglais, Murray Hallam, qui gérait les affaires du comte, a expliqué que son remariage aurait annulé ipso facto les clauses de son testament prévoyant le transfert à Jamila de biens immobiliers en France et en Irlande du Nord, en plus d'une pension. A la veille du verdict de la cour d'assises des Alpes Maritimes, les deux accusés soutiennent toujours que Lord Shaftesbury est mort accidentellement dans une bagarre qui a mal tourné.

Avec agence

le 24 mai 2007 à 15:26
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles France
  

1 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • Weishaus, le 24/05/2007 à 17h07

    Je connaissait cet homme charmant qui etait mon client il attendait toujour une personne qu'il avait invité mais personne ne vennait il etait toujour seul et agréable il cherchait a se lier d'amitié avec n'importe qui mafemmeme disait qu'iletait trop confiant et que cela lui jouerait de mauvais tours .

Lire tous les commentaires

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience