© TF1/LCIL'hôpital de Guingamp (Côtes d'Armor) a été reconnu mi-avril responsable du handicap d'un jeune garçon à la suite des erreurs commises à sa naissance. Elle a eu lieu le 11 août 1989. L'accouchement avait été déclenché au matin par l'administration de Syntocinon, destiné à déclencher le travail, six jours après que la mère eut perdu les eaux. Mais l'hôpital a attendu trop longtemps pour extraire le bébé du ventre de sa mère.
Les experts estiment que "le foetus devait être considéré comme en danger dès 13h30", "l'enfant a été extrait par des forceps à 21h10". Selon le jugement du tribunal, "l'incapacité partielle permanente dont est atteint le jeune garçon aujourd'hui âgé de 17 ans, est imputable à l'anoxie périnatale (le manque d'oxygène, NDLR.) dont il a souffert, consécutive à l'administration de doses excessives de Syntocinon et à l'absence d'extraction foetale par césarienne".
Remboursement
Vingt heures après sa naissance, l'enfant a été transféré au centre hospitalier de Saint-Brieuc où il a présenté "des crises convulsives associées à des arrêts respiratoires durant 24 heures". Le jeune garçon aujourd'hui âgé de 17 ans est resté atteint d'une "infirmité motrice cérébrale entraînant une incapacité partielle permanente de 90%".
L'hôpital de Guingamp a été condamné à verser une somme de 275.000 euros au jeune homme, ainsi que 40.000 euros à ses parents et 7.000 euros à leurs deux autres enfants. L'hôpital doit également verser près de 740.000 euros à la Caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) des Côtes d'Armor, au titre du remboursement de la prise en charge médicale du jeune homme.
(D'après agence)
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