Jacques Chirac à l'Elysée © TF1/LCILa procédure avance dans l'enquête sur l'affaire Clearstream. Selon divers médias, Jacques Chirac, redevenu simple citoyen après son départ de l'Elysée, pourrait être bientôt entendu comme témoin. Une audition qu'ont déjà connue des membres du gouvernement Villepin, à commencer par le Premier ministre lui-même, et Michèle Alliot-Marie, tous deux entendus pendant de longues heures par les juges chargés de l'enquête.
Et ce mardi, la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris a rendu sa décision sur les demandes d'annulation de mise en examen de Jean-Louis Gergorin, Imad Lahoud et Florian Bourges, trois figures-clefs de l'affaire. Elle a suivi les réquisitions du parquet général qui avait requis en février, lors de l'examen des requêtes, la confirmation des poursuites.
Vers un pourvoi en cassation pour Gergorin ?
"Nous sommes évidemment déçus et nous allons examiner de près la perspective d'un pourvoi en cassation", a indiqué Me Thierry Dalmasso, l'un des avocats de Gergorin, ancien vice-président d'EADS. Ce dernier reste poursuivi pour "dénonciation calomnieuse", "faux et usage de faux", "recel d'abus de confiance et de vol".
Devant les juges chargés du dossier, Jean-Marie d'Huy et Henri Pons, qui l'ont mis en examen en juin 2006, il a reconnu être l'auteur de plusieurs envois à la justice de courriers anonymes accusant des personnalités d'avoir touché des pots-de-vin en marge de la vente de frégates à Taiwan en 1991. Des accusations qui se sont révélées infondées.
Le parcours des listings truqués
Imad Lahoud, ex-directeur scientifique d'EADS, est poursuivi pour les mêmes chefs. Il est soupçonné, ce qu'il a toujours nié, d'avoir été le "falsificateur" des fameux listings comptables de Clearstream dans lesquels des noms de personnalités ont été introduits pour leur nuire, dont celui de Nicolas Sarkozy. Quant à Florian Bourges, ex-auditeur chez Arthur Andersen, il a été mis en examen en décembre pour "vol et abus de confiance". Il affirme avoir donné des listings comptables de la chambre de compensation luxembourgeoise à Lahoud en 2003. Ce dernier, selon Bourges, les a ensuite falsifiés.
Peu d'actes importants ont été accomplis par les juges d'Huy et Pons depuis février, vraisemblablement dans l'attente de cette décision de la cour d'appel.
D'après agence
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