Mère infanticide : "Il fallait que je l'aide"

le 29 mai 2007 à 11h51 , mis à jour le 29 mai 2007 à 20h02

Corinne Teyssedou qui comparait devant la cour d'Assises du Lot pour avoir étouffé son fils gravement handicapé est revenue sur son geste.

TF1/LCI La Cour d'assises du Lot, à Cahors.La Cour d'assises du Lot, à Cahors. © TF1/LCI

"Six mois" avant sa mort, "je me suis dit qu'il fallait que je l'aide. J'hésitais entre un couteau pour l'égorger ou un coussin. Deux mois auparavant j'avais tout préparé dans ma tête, la date, le cimetière", a déclaré Corinne Teyssedou devant la cour d'assises du Lot, à Cahors.

Cette mère de famille accusée d'avoir étouffé en octobre 2003 son fils de quatre ans, tétraplégique et dans un état végétatif, a pris la parole pour expliquer son geste. Atteint d'un méningo encéphalique herpétique, le petit garçon ne pouvait ni parler, ni bouger, et était alimenté par une sonde. Son état nécessitait une hospitalisation tous les quinze jours.

Un premier enfant à 15 ans

Corinne Teyssedou, 34 ans, originaire de Figeac, s'était présentée en juin 2005 à la gendarmerie pour reconnaître qu'elle avait elle-même étouffé à l'aide d'un oreiller, son fils Kevin, atteint dès sa naissance d'une maladie encéphalique l'ayant plongé dans un état végétatif complet. A la mort de l'enfant, l'enquête avait conclu à un décès accidentel et le dossier avait été classé, jusqu'aux aveux tardifs de la mère.

Mardi, l'accusée a répondu aux questions du tribunal, qui l'a interrogée sur son enfance au parcours troublé, marquée par le passage dans plusieurs foyers et familles d'accueil et la naissance d'un premier enfant sous X alors qu'elle avait 15 ans. "J'avais plus de liens affectifs avec mon père qu'avec ma mère. Ils se disputaient souvent", a-t-elle expliqué, alors qu'était évoquée la mort de son père de la maladie de Parkinson en 1989.

Contradictions

De nombreuses contradictions ont été relevées dans ses propos au cours de l'audience. L'accusée est ainsi revenu mardi sur des déclarations faites lors de l'enquête selon lesquelles son premier enfant était le fruit d'un viol dont elle avait été victime à Figeac. Des experts psychiatres interviendront mercredi matin à l'audience, qui se déroule sur deux jours en présence du père de l'enfant, qui s'est porté partie civile.

D'après agence

le 29 mai 2007 à 11:51
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17 Commentaires

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  • Marie, le 30/05/2007 à 11h49

    Tuer par amour !!! Comme pour Marie Trintignant... Décidément je ne vois pas où est l'amour ! Moi l'amour, c'est chérir et s'occuper de son enfant au maximum même si l'épreuve est dure à supporter !!! Et surtout ce qui est très important, c'est de demander de l'aide !!!! Merci de me publier !

  • Marcel, le 30/05/2007 à 09h43

    Je pense que la societe doit prendre 1 jour ses reponsabilitée comme sur la peine de mort. dois t on laissé souffrir les familles et la victime la medecine a 1 role de faire vivre les etre dans le naturel pas qu ils deviennent des martirs.

  • Une maman, le 30/05/2007 à 08h16

    Et bien je vais etre contre courrant:moi,je suis trés choquée! Cette enfant a peut etre compris ce que sa mére faisait!!a surement souffert pendant ce crime!!Il ne pouvait parler ni bouger,mais est-il lucide?peut etre comprenait-il?aimait-il? Si le poids de cet enfant devenait trop lourd (ce que je peut comprendre),elle aurait du le placer.......au pire.. Que fera-t-on demain sinon demain ,de la grand-mere dépendante qui nous "encombre"? Je suis trés choquée.

  • Alain, le 30/05/2007 à 07h35

    A Sandra de Toulon : qui êtes vous pour porter un jugement sur cette femme savez vous ce qu'est le calvaire qu'à dû subir cette femme. Et le père, pourquoi s'est il porté partie civile? Je suis père d'un enfant lourdement handicapé, j'adore cet enfant mais je peux comprendre qu'un être humain ne puisse pas tenir face à un tel drame....alors les donneurs de leçons: fermez là.... et comme disait Malraux,"Pour juger il faut comprendre,et quand on a compris, on n'a plus envie de juger.

  • Oehls, le 30/05/2007 à 06h49

    C'est un grand geste d'amour pour cette maman

  • Seb, le 29/05/2007 à 22h06

    Qui aurait envie de vivre dans un état végétatif pareil?? Et pour la constitution en partie civil du père, ne serait-ce pas uniquement pour toucher de l'argent?!

  • Marie, le 29/05/2007 à 18h23

    Je suis exactement dans le même cas de cette maman j'ai voulu aussi enlever le coussin qui soutenait mon mari dans le coma végatatif qui est dans le coma depuis 7 ans mais j'ai pensé d'abord à mes enfants et que par le même fait je devenais une criminelle et est ce que mes enfants et ma famille auraient surmonté un procès et je pense que nous aimons tellement cet être cher ke nous voulons qui ne souffre pas. Mais nous affligeons une souffrance phsychologique a nos enfants courage

  • Sébastien, le 29/05/2007 à 18h10

    Ce procès est totalement inutile.. Je me demande bien qui peut penser que la mère a tué son fils par plaisir..cela a du être horrible pour elle de devoir le faire, peut être pour le preserver d'un avenir incertain et dénué de sens.

  • Brigitte, le 29/05/2007 à 17h57

    Ce qui me choque, dans le cas de cette Maman....C'est son "mari"????Il se porte partie civile???!!!!je suis outrée, alors qu'il devrait être proche de sa femme et la soutenir dans cette épreuve....Sans jouer les commères, qu'a t'il fait pendant 4 ans pour soulager sa femme de cette douleur....!!!!Bon courage Madame...

  • Sandra, le 29/05/2007 à 16h24

    C est vrai c est pas facile comme situation mais de la à etouffer son enfant je suis pas d accord...désolée c est criminel tout de même..

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