La mère infanticide "sans regrets, ni remords"

le 30 mai 2007 à 14h08 , mis à jour le 30 mai 2007 à 14h35

Un expert a dressé mercredi à l'audience le portrait psychologique de Corinne Teyssedou, qui comparaît pour avoir étouffé son fils gravement handicapé.

TF1/LCI La Cour d'assises du Lot, à Cahors.La Cour d'assises du Lot, à Cahors. © TF1/LCI

Corinne Teyssedou, dont le procès s'est ouvert mardi à Cahors, et jugée pour avoir étouffé en octobre 2003 son fils de quatre ans, tétraplégique et dans un état végétatif, n'éprouverait "ni regrets, ni remords". C'est ce qu'a indiqué mercredi un expert venu dresser le portrait psychologique de la prévenue devant la cour d'assises du Lot.

"Il y a une certaine froideur. Elle a projeté sa propre souffrance sur son enfant", a déclaré le docteur Henri Gorguet, médecin psychiatre à l'hôpital de Cahors, en évoquant "un acte autolégitimé".

Des aveux tardifs

Cette mère de famille, âgée de 34 ans et originaire de Figeac, s'était présentée en juin 2005 à la gendarmerie pour reconnaître qu'elle avait elle-même étouffé, à l'aide d'un oreiller, son fils Kevin, atteint dès sa naissance d'une maladie encéphalique l'ayant plongé dans un état végétatif complet. A la mort de l'enfant, l'enquête avait conclu à un décès accidentel et le dossier avait été classé jusqu'aux aveux tardifs de la mère.

Corinne Teyssedou a connu une enfance au parcours troublé par le passage dans plusieurs foyers et familles d'accueil et la naissance d'un premier enfant sous X alors qu'elle avait 15 ans. Lors de l'audience, elle a été décrite avec "une intelligence dans la limite inférieure à la normale" par l'expert, pour qui elle ne présente pas de maladie mentale aliénante.

Le réquisitoire est attendu mercredi en fin d'après-midi et le jugement dans la soirée.

D'après agence

le 30 mai 2007 à 14:08
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4 Commentaires

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  • Christelle.b, le 30/05/2007 à 15h25

    Je peux comprendre cette mère, dont le fils n'avais absolument aucune vie : état végétatif : quel avenir? cet enfant n'avait ni joies, ni peines, n'avait aucun espoir de vie.. je comprends qu'elle n'ai pas de regrets : elle a fait au mieux pour cet enfant, dont la vie n'avait aucun sens. Quand au "passé " de la mère : qui n'a jamais eu de soucis dans sa vie, et pour autant ce que nous faisons est-il toujours directement lié à notre passé? je souhaite que cette mère s'en sorte, elle a eu du courage de faire ce geste...et si elle a avoué d'elle même ce geste, c'est bien que cela devait lui peser sur la conscience...mais qu'elle ne regrette rien, cela se comprend...

  • Carl, le 30/05/2007 à 15h17

    Honnetement, dans son état, ce gamin il avait quel avenir ?

  • David, le 30/05/2007 à 15h16

    Comment peuvent ils affirmer qu'elle n'a ni regrets ni remords ?? si c'était vraiment le cas, pourquoi s'etre dénoncée à la police alors que l'affaire avait déjà été classé comme "mort accidentelle".. il y a un manque de cohérence et c'est pour moi une preuve de + que ces psy n'ont aucune valeur juridique quand à leur rapport (le meilleur exemple reste encore Outreau).. quoi qu'il en soit je considere que cette mère à fait le bon choix : j'aurais fait pareil. Mieux vaut la mort que d'etre un légume toute sa vie.

  • Jacqueline, le 30/05/2007 à 15h07

    Pourquoi cette mère devrait éprouver des regrets et des remords ? Elle a abrégé les souffrances de son petit garçon et ne l'a pas fait par plaisir. Cet expert ferait mieux de réfléchir avant d'avancer des propos stupides. Quand au psychiatre, en invoquant une "certaine" froideur, il devrait penser que depuis les faits, elle a du beaucoup souffrir et pleurer d'etre en arriver là. C'est tellement facile d'accabler quand on est incapable de se mettre dans une situation si terrible.

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