La Cour d'assises du Lot, à Cahors. © TF1/LCICorinne Teyssedou, dont le procès s'est ouvert mardi à Cahors, et jugée pour avoir étouffé en octobre 2003 son fils de quatre ans, tétraplégique et dans un état végétatif, n'éprouverait "ni regrets, ni remords". C'est ce qu'a indiqué mercredi un expert venu dresser le portrait psychologique de la prévenue devant la cour d'assises du Lot.
"Il y a une certaine froideur. Elle a projeté sa propre souffrance sur son enfant", a déclaré le docteur Henri Gorguet, médecin psychiatre à l'hôpital de Cahors, en évoquant "un acte autolégitimé".
Des aveux tardifs
Cette mère de famille, âgée de 34 ans et originaire de Figeac, s'était présentée en juin 2005 à la gendarmerie pour reconnaître qu'elle avait elle-même étouffé, à l'aide d'un oreiller, son fils Kevin, atteint dès sa naissance d'une maladie encéphalique l'ayant plongé dans un état végétatif complet. A la mort de l'enfant, l'enquête avait conclu à un décès accidentel et le dossier avait été classé jusqu'aux aveux tardifs de la mère.
Corinne Teyssedou a connu une enfance au parcours troublé par le passage dans plusieurs foyers et familles d'accueil et la naissance d'un premier enfant sous X alors qu'elle avait 15 ans. Lors de l'audience, elle a été décrite avec "une intelligence dans la limite inférieure à la normale" par l'expert, pour qui elle ne présente pas de maladie mentale aliénante.
Le réquisitoire est attendu mercredi en fin d'après-midi et le jugement dans la soirée.
D'après agence
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